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Ce soir, Nicolas Sarkozy expliquera-t-il comment tenir ses promesses ? Lundi 12 Juillet 2010 :: Act Up-Paris :: RSS
Augmentation de l'Allocation Adulte Handicapé, accès universel aux traitements : deux promesses que N. Sarkozy n'a pas tenues. Act Up-Paris exige qu'il s'en explique ce soir.
Act Up-Paris demande à Nicolas Sarkozy d'expliquer ce soir à la télévision comment il va tenir les promesses qu'il a faites :
Augmentation de l'Allocation Adulte Handicapé de 25% sur 5 ans. Nicolas Sarkozy avait fait cette promesse en 2008, suite à la mobilisation du mouvement « Ni Pauvre Ni Soumis ». Le ministre du budget François Baroin est récemment revenu sur cette promesse. Alors que cette augmentation aurait été insuffisante, alors que l'AAH est très largement en dessous du seuil de pauvreté, il serait intolérable que Sarkozy ne désavoue pas Baroin et n'explique pas comment il va financer cette augmentation pour montrer qu'il n'a qu'une parole.
Accès universel aux traitements. Dès la réunion du G8 qui suivait son élection en 2007, Nicolas Sarkozy reprenait à son compte l'engagement pris par la France et les autres pays riches d'assurer l'accès universel aux traitements contre le sida, le paludisme et la tuberculose pour 2010. Alors que l'échéance est passée depuis 6 mois, 60 % des séropositifVEs n'ont toujours pas accès aux médicaments qui sauveraient leur vie. Ce soir, Nicolas Sarkozy doit expliquer pourquoi, malgré sa promesse, son gouvernement n'a de cesse de diminuer sa contribution financière à la lutte contre le sida et de s'opposer à la libre circulation de médicaments génériques, moins chers, dans le monde.
Nous sommes des séropositifVEs, des malades du sida. En France, la moitié d'entre nous vit en dessous du seuil de pauvreté et un quart d'entre nous n'a pas de logement personnel. Chaque jour dans le monde, 6000 d'entre nous meurent faute de traitements, parce que des leaders du G8 comme Nicolas Sarkozy n'ont pas tenu leurs promesses.
Chaque année depuis 2007, la politique fiscale de l'UMP prive l'Etat de 15 milliards d'euros pour financer des cadeaux aux plus riches. Des centaines de milliards ont été donnés aux banques et aux traders. Ce soir, Nicolas Sarkozy ne pourra pas prendre comme prétexte la « rigueur » ou la crise, puisque l'Etat a visiblement de l'argent. Ce soir, le Président de la République doit nous dire comment il compte utiliser cet argent.
Nous lui demandons :
Un revenu d'existence pour les malades et les handicapéEs à hauteur du SMIC ;
Le triplement de la contribution française à la lutte contre le sida dans le monde.
Faute de quoi, il sera clair que le slogan de campagne de l'UMP pour 2012 sera : « Prendre aux pauvres et aux malades pour donner aux riches et bien portants ».
Augmentation de l'AAH reportée : les malades précaires paient les pots cassés Mercredi 7 Juillet 2010 :: Act Up-Paris :: RSS
Le 6 juillet 2010, Francois Baroin, ministre du Budget, annonçait un report de l'augmentation de l'Allocation Adulte Handicapé (AAH). Alors même que l'AAH reste bien en deçà du seuil de pauvreté, le gouvernement porte une nouvelle attaque aux maigres ressources des plus précaires. Assez d'hypocrisie : revalorisation de l'AAH à hauteur du SMIC !
Le 6 juillet 2010, Francois Baroin, ministre du Budget, annonçait un report de l'augmentation de l'Allocation Adulte Handicapé (AAH). Alors même que l'AAH reste bien en deçà du seuil de pauvreté, le gouvernement porte une nouvelle attaque aux maigres ressources des plus précaires. Assez d'hypocrisie : revalorisation de l'AAH à hauteur du SMIC !
En 2008, suite à la large mobilisation du mouvement « Ni Pauvres Ni Soumis », Nicolas Sarkozy avait annoncé pour toute réponse aux revendications d'un revenu d'existence à hauteur du SMIC brut, qu'il tiendrait sa promesse électorale à l'égard des personnes malades ou handicapées : une « généreuse » augmentation de l'AAH de 25% - soient 148,50€ - sur 5 ans. Le gouvernement a annoncé hier un report de cette augmentation à 2013.
25% d'augmentation de l'AAH sur 6 années correspond à un « bonus » mensuel de 2,06€, faisant passer l'AAH à taux plein de 621,27 euros au 1er janvier 2007 à 769,77 euros en 2013 (696,63 euros au 1er avril 2010) – ce montant restant bien inférieur au seuil de pauvreté.
Le gouvernement affiche une fois de plus son mépris des plus fragiles : précaires, malades, personnes handicapées. Il réaffirme sa volonté de faire porter aux plus démuniEs les conséquences de la crise financière, celle-là même qui sert encore à justifier les augmentations successives des frais de santé, les suppressions de postes dans le secteur public (médical, para-médical, social…).
Nous sommes séropositifVEs, malades du sida, la moitié d'entre nous vit en dessous du seuil de pauvreté et un quart d'entre nous n'a pas de logement personnel. Nous sommes frappéEs de plein fouet par la rigueur du marché du travail, par la hausse des frais afférents à des besoins élémentaires : se nourrir, se loger, se soigner.
Est-ce l'annonce de la réduction du train de vie de nos dirigeants politiques qui autorise le gouvernement à réduire encore les ressources des plus démuniEs ?
Parce que les responsables politiques vont désormais devoir préférer le train à l'avion pour leurs déplacements professionnels, nous serions obligéEs, pour “répartir les efforts”, de renoncer à des soins et à des traitements vitaux mais désormais trop onéreux ? De qui se moque-t-on ?
Le voyage d'Alain Joyandet qui a défrayé la chronique et contribué à sa démission représente 10 années d'Allocation Adulte Handicapé. Le paquet fiscal instauré en 2007 représente 15 milliards d'euros annuels de cadeaux faits aux plus riches. Comment oser dire qu'il n'y a pas d'argent dans les caisses de l'Etat ?
Nadine Morano, secrétaire d'Etat chargée de la Famille et de la Solidarité et Eric Woerth, ministre du Travail, de la Solidarité et de la Fonction publique qui se sont maintes fois glorifiés de cette maigre augmentation n'ont aucun scrupule à revenir sur leurs promesses. Ils ont menti.
Si Nicolas Sarkozy porte à un quelconque crédit à ses promesses électorales, alors qu'il revienne instamment sur la déclaration de François Baroin.
Act Up-Paris exige :
un revenu d'existence au moins égal au SMIC (donc soumis à impôts, non plus des allocations) ;
un véritable revenu d'existence, indépendant des ressources du conjoint, partenaire de PaCS ou partenaire en union libre ;
l'augmentation du plafond CMU et son accessibilité aux allocataires AAH ;
l'accès à l'AAH pour les sans-papiers ;
la suppression du bouclier fiscal et l'utilisation de ses recettes à l'augmentation immédiate et conséquente de tous les minima sociaux ;
Bachelot doit lancer l'expérimentation de salles de consommation de drogues à moindre risques Lundi 5 Juillet 2010 :: Act Up-Paris :: RSS
Après le rapport de l'Inserm, Mme Bachelot, Ministre de la Santé, doit lancer l'expérimentation des salles de consommation de drogues à moindre risque
Suite à l'installation le 19 mai 2009 d'une salle de consommation de drogues à moindre risque, Mme Bachelot avait annoncé à l'Assemblée Nationale qu'elle attendait les résultats d'une expertise collective sur la réduction des risques confiée à l'Inserm pour se prononcer sur leur expérimentation. C'est chose faite depuis vendredi, l'Inserm ayant mis en ligne sa synthèse.
Le rapport prend acte que la réduction des risques est à un tournant. Si elle a pu réduire les risques de contamination VIH, les overdoses et améliorer l'accès aux soins, elle a aussi atteint certaines limites : elle ne touche pas forcément les populations les plus marginalisées, elle a du mal à prendre en compte les nouvelles pratiques des consommateurs de psychostimulants et injecteurs de cocaïne, et peine à réduire les contaminations par l'hépatite C...
Le rapport de l'Inserm recommande d'élargir la palette des mesures et approches dans un dispositif cohérent et coordonné d'offre de services. Dans ce cadre, il envisage la mise en place de Centres d'Injection Supervisés, CIS, (salles de consommation centrées sur l'injection). Le rapport confirme donc ce que nous, associations de terrain et élus locaux, savions déjà : les CIS permettent d'atteindre les usagers injecteurs à haut risque, d'assurer une injection plus sure, de diminuer les comportements à risques (par rapport au VIH et à l'hépatite C), de réduire la mortalité, d'améliorer l'accès aux soins (y compris de la dépendance) pour les populations les plus précaires, de réduire la consommation sur les lieux publics, de réduire les impacts négatifs sur l'ordre public. L'Inserm note aussi que les CIS n'encouragent pas à la consommation, et qu'ils sont coût-efficaces, ce qui est important en période de restriction budgétaire.
Si logiquement l'Inserm recommande une étude des besoins avant la mise en place, les associations engagées rappellent que c'est précisément au nom de ces besoins constatés qu'elles ont lancé leur action : les injections en masse dans les caves, les squats et les rues de certains quartiers, exposent usagers et riverains à d'inutiles risques. Ces associations n'envisagent donc cette étude que sous la forme d'une première étape de la mise en œuvre concrète d'une première expérimentation d'un CIS.
L'Inserm a apporté sa caution scientifique, pour démontrer que les CIS étaient un service complémentaire au dispositif actuel de réduction des risques. Il l'a fait en invitant à penser la RDR dans le cadre global d'une politique cohérente, sans l'opposer au sevrage ni à une éducation et prévention permettant aussi d'éloigner les dangers des usages. Il est temps que Mme Bachelot et le gouvernement adoptent officiellement cette politique des drogues, basée sur une approche scientifique et dégagée d'arrières pensées idéologiques. C'est d'ailleurs le sens de « la déclaration de Vienne » du 29 juin 2010, initiées par trois organisations scientifiques de renommée internationale : the International AIDS Society, the International Centre for Science in Drug Policy (ICSDP), and the BC Centre for Excellence in HIV/AIDS.
Act Up-Paris dénonce le cynisme de la Fédération de l'hospitalisation privée Lundi 5 Juillet 2010 :: Act Up-Paris :: RSS
Après le report du projet de tarification unique à 2018, la Fédération de l'hospitalisation privée a lancé une campagne de publicité le 30 juin dernier par voie d'affichage. La FHP met en avant les économies que la Sécurité sociale ferait avec une telle mesure. Act Up-Paris dénonce le cynisme de cette publicité mensongère.
Comment vouloir en effet comparer les tarifs de deux systèmes (privé et public) qui n'ont pas les même missions ni les même contraintes ?
Si les cliniques commerciales ont des tarifs plus faibles, c'est parce qu'elles choisissent les pathologies et les patientEs les plus rentables. En matière de prise en charge du VIH par exemple, l'offre de soins n'existe quasi-exclusivement que dans le public. Parce qu'ils et elles estiment que ce type de prise en charge ne serait pas rentable, les responsables de structures privées n'ont jamais mis en place des services adaptés aux questions du sida : mieux vaut investir dans la cardiologie, qui gonfle les portefeuilles des médecins et des directeurs/directrices d'établissements représentés par la FHP.
De plus, les tarifs publics intègrent les honoraires des médecins contrairement aux cliniques privés, dont les dépassements d'honoraire par les praticienNEs ont été l'année dernière de plus de deux milliards d'euro. .
La FHP détruit les principes de solidarité fondateurs de la Sécurité sociale, tout en s'en réclamant.
Que la FHP estime que nos vies ne lui rapporteront pas assez pour proposer des soins est déjà en soi choquant. Mais que cette fédération récupère les principes de solidarité au coeur de la Sécurité Sociale, pour promouvoir ses services, rémunérer un peu plus grassement ses actionnaires au détriment de nos vies et nos santés, est d'une obscénité insupportable .
Act Up-Paris exige :
le retrait immédiat de cette publicité ;
une condamnation publique et sans appel de la ministre de la Santé ;
Nous appelons par ailleurs chaque association de lutte contre le sida, chaque malade, à témoigner de son indignation auprès des responsables de la FHP !
Bien-être des malades contre idéologie Samedi 3 Juillet 2010 :: Act Up-Paris :: RSS
Les traitements antirétroviraux (ARV) ont révolutionné la vie des malades atteints du sida. Mais ces nouveaux traitements s'accompagnent de nombreux effets secondaires (nausées, diarrhées, vomissements, douleurs musculaires), qui rendent leurs vies difficiles. L'une des réponses qu'ont trouvées les malades pour soulager ces maux est l'usage du cannabis. Aujourd'hui, cependant, ce traitement est inaccessible en France. En niant l'efficacité de cette thérapeutique, les instances médicales et politiques refusent aux malades l'amélioration de leur confort de vie.
Les arguments des détracteurs du cannabis thérapeutique, l'Académie de médecine au premier chef, sont dépassés et archaïques. Ils dénoncent la variabilité des espèces de marijuana qui ne permet pas d'obtenir une concentration fixe en THC (molécule active du cannabis), et donc de connaître la dose thérapeutique. Ils réfutent ses effets pharmacologiques, les qualifiant d'une intensité modeste et assortie de nombreux effets secondaires. Ces propos sont dénués de sens, a fortiori lorsqu'ils se doublent du discours selon lequel le cannabis pourrait conduire à d'autres drogues, théorie réfutée par l'ensemble de professionnels de l'addictologie. En effet, de nombreuses études internationales ont maintes fois prouvé l'efficacité pharmacologique du cannabis pour différentes pathologies (VIH, épilepsie, sclérose en plaques, glaucome, douleurs, vomissements, etc.). L'étude de Jong et coll., en 2005, par exemple, a démontré que les patients sous ARV consommateurs de cannabis avaient moins de nausées et surtout respectaient mieux l'observance de leur traitement. Quand on connaît les dégâts sur la santé des malades que peuvent engendrer les ruptures de traitement, ce seul argument devrait suffire à rendre accessible l'usage du cannabis thérapeutique.
Des pays tels les Pays-Bas, l'Allemagne, Israël, le Canada ou encore 13 États des États-Unis ont mis sur pied un système de distribution contrôlée du cannabis permettant son usage thérapeutique. Ce dispositif permet d'assurer un dosage constant en THC. Il ouvre également la voie à la recherche sur une forme alternative de consommation de THC, pour éviter l'inhalation, source de cancers.
Mais en France, l'ignorance des décideurs et surtout leur idéologie prennent le pas sur un débat dépassionné et étayé. Ce faisant, c'est la vie des malades qui est mise en danger. À l'heure actuelle, les malades pour qui les traitements plus conventionnels ne fonctionnent pas sont obligés d'aller chercher dans la rue la solution thérapeutique à laquelle ils ont droit et que leur état de santé nécessite, au risque de s'y faire agresser, voler, manipuler. Outre que cet état de fait entretient le trafic et le commerce parallèle, il met les malades dans une situation de plus grande fragilité économique et sociale. Ils sont appréhendés, fouillés, incarcérés, jugés et souvent condamnés au détriment de leur vie professionnelle et sociale, au détriment de leur santé.
Nous, malades, nous n'avons pas choisi les effets secondaires de nos traitements, ni l'inefficacité des traitements autres que le cannabis. L'usage du THC à visée thérapeutique constitue indéniablement une réponse et nous exigeons de pouvoir en bénéficier. Que les décideurs tirent les leçons du passé. La morale et l'ignorance ont freiné pendant des années l'accès aux morphiniques dans la pharmacopée, ainsi que la distribution de seringues pour limiter les contaminations par le sida. Aujourd'hui, les mêmes freins bloquent l'usage du cannabis à visée thérapeutique.
Il est grand temps qu'en France également, les malades aient accès au cannabis à visée thérapeutique. Act Up-Paris en a fait une de ses priorités.
Lire la tribune sur le site de l'Humanité : http://humanite.fr/02_07_2010-canna...
Non-governmental organization reactions: ACTA negociations Jeudi 1 Juillet 2010 :: Act Up-Paris :: RSS
Reacting to the outcome of Anti-Counterfeiting Trade Agreement talks today, a coalition of non-governmental organizations slammed the negotiating parties' push to stifle the trade in legitimate generic medicines, saying this would endanger the lives of millions of poor people in developing countries.
The new Anti-Counterfeiting Trade Agreement (ACTA) is due to be completed by the end of 2010. In this week's negotiating round, trade ministers are proceeding with an Agreement that will introduce a framework for stricter intellectual property rules despite numerous warnings from public interest groups and developing countries. This included a meeting between a group of non-governmental organizations and the negotiators on the first day of this week's round in Lucerne, Switzerland. Civil society groups were also outraged that negotiators, despite repeated requests at this week's meeting, would not confirm whether they will release the text publicly after this week's negotiations.
Reactions from non-governmental organizations:
Rohit Malpani, Oxfam: “The Anti-Counterfeiting Trade Agreement is the latest gift from rich countries to the multinational pharmaceutical industry to limit access to affordable, generic medicines in developing countries. Despite numerous warnings, countries are persisting in their push for new intellectual property rules that will harm public health around the world.”
Patrick Durisch, Berne Declaration; “ACTA would in a very undemocratic way contribute to establish a climate of general suspicion and shift enforcement burdens from the private to the public sector, whilst not solving the problem with dangerous fake medicines.”
Pauline Londeix, Act Up-Paris: "2010 was supposed to be the year of the universal access to HIV/AIDS treatments. But in 2010, less than 40% of people among those who need it urgently have access to life-saving drugs. If concluded, ACTA will hinder access to cheap generic medicines and millions of people will be denied access to life-saving treatment."
Notes to editors:
• Countries negotiating ACTA are: Australia, Canada, the European Union, Japan, Mexico, Morocco, New Zealand, Singapore, South Korea, Switzerland and the United States. • Civil society groups are concerned with many technical provisions in the ACTA negotiating text which go beyond the obligations of the TRIPS Agreement .Some of these provisions are : o Broad scope of intellectual property included under the Agreement. The inclusion of patents and ‘confusingly similar' trademarks are irrelevant to anti-counterfeiting measures and instead create new barriers to the legitimate trade in generic medicines. o The Agreement currently authorizes customs authorities to seize goods-in-transit and uses the laws of the in-transit country. This has contributed to the seizures of at least 20 shipments of legitimate generic medicines within the EU intended for developing countries. o The lack of anti-abuse provisions will enable multinational drug companies to order customs officials to act on behalf of their commercial interests. o Limitations on key flexibilities, especially with respect to damages and injunctions. o The Agreement creates broad based ‘intermediary liability'. Provisions under ACTA can subject intermediaries to injunctions. Injunctions could affect many key participants in the global pharmaceutical value chain for generic medicines – including active pharmaceutical ingredient manufacturers that supply the key ingredients needed in all medicines. o Creation of a new institution under ACTA that would push developing countries to adopt ACTA.
ACTA calls to urgently rethink patents and copyright Jeudi 1 Juillet 2010 :: Act Up-Paris :: RSS
Luzern, July 1st 2010 - The 9th round of the Anti-Counterfeiting Trade Agreement (ACTA) negotiations just ended in Luzern, Switzerland.
Whatever the final text will be after the next negotiation rounds, the Anti-Counterfeiting Trade Agreement (ACTA) will remain an illegitimate agreement, by its elaboration process (beyond any democratic control) as well as its content (further strengthening of an outdated set of legislation). Access to medicine in the poorest countries and protection of citizens' fundamental rights in their usage of Internet and digital technologies are too crucial issues to be left out to the hazards of closed-doors negotiations.
In the age of globalized exchanges, the sharing of information improves our societies and saves lives. ACTA is emblematic of an outdated repression of the sharing of information and knowledge. Without awaiting the end of the negotiations, we urge governments negociating ACTA to:
* rethink copyright from scratch to guarantee the potentiality of democratic participation, access to culture and innovation allowed by the networked sharing of information, while guaranteeing fundamental freedoms.
* rethink the patent system to adapt it to a world where three major pandemics kill 15,000 persons per day because of the lack of accessible treatment for all.
ACTA belongs to the past.
The undersigned : ACS (Togo) Act Up-Paris (France) ALCS-Maroc Alternatives Cameroun April (France) Asociación de Internautas (Spain) Associazione scambio etico (Italia) Bits of Freedom (The Netherlands) Coalition PLUS Digitalrights.gr (Greece) EFB.bg (Bulgaria) Electronic Frontier Finland (Finland) Exgae (Spain) Föreningen fri kultur & programvara (Sweden) Free Knowledge Institute (The Netherlands) French Data Network (France) Gnutiken (Sweden) Health GAP (U.S.) Internet Sans Frontières (France) IP Left (South Corea) Jinbo.net (South Corea) KidAIDS Cameroon La Quadrature du Net (France) MTAAG+ (Malaysia) Nature Care (Thaïland) Ouvaton (France) p2pnet.net (Canada) Piratgruppen (Danmark) RAME (Burkina Faso) Scambio Etico (Italia) SWAA-Burundi T-TAG (Thaïland) The Society for Free Culture and Software (Sweden) The WeReBuild clusters (Europe) UFC-Que Choisir (France) URBLS/Bobo (Burkina Faso) Utopia (France) Electronic Frontier (Bulgaria)
ACTA : Urgence à repenser brevets et droit d'auteur Jeudi 1 Juillet 2010 :: Act Up-Paris :: RSS
Communiqué de plus de 40 associations de lutte contre le sida, groupements de consommateurTRICEs et acteurRICEs de l'Internet, suite aux négociations sur ACTA qui viennent de s'achever à Luzerne (Suisse)
Quel que soit le texte final au terme des prochains rounds des négociations, l'Accord Commercial Anti-Contrefaçon (ACTA) demeurera un accord illégitime, tant par son processus d'élaboration (hors de tout contrôle démocratique) que par son contenu (renforçant encore un régime juridique dépassé). L'accès aux médicaments des pays les plus pauvres et la protection des libertés individuelles des citoyens dans leur usage d'Internet sont des questions trop cruciales pour être laissées aux aléas de négociations à huis-clos.
À l'ère des échanges globalisés, le partage de l'information fait avancer les sociétés et sauve des vies. L'ACTA est l'emblème d'un combat d'arrière-garde, celui de la répression du partage de l'information et du savoir. Sans attendre la fin des négociations, nous demandons aux gouvernements négociateurs d'ACTA d'impérativement :
* repenser intégralement le droit d'auteur pour garantir le potentiel de participation démocratique, d'accès à la culture et d'innovation permis par le partage d'informations en réseau, tout en garantissant les libertés individuelles.
* repenser le système des brevets pour l'adapter à un monde où trois grandes pandémies font 15.000 mortEs par jour en raison de l'absence de traitements accessibles pour touTEs.
ACTA appartient déjà au passé.
Signataires :
ACS (Togo) Act Up-Paris (France) ALCS-Maroc Alternatives Cameroun April (France) Asociación de Internautas (Spain) Associazione scambio etico (Italia) Bits of Freedom (The Netherlands) Coalition PLUS Digitalrights.gr (Greece) EFB.bg (Bulgarie) Electronic Frontier Finland (Finland) Exgae (Spain) Föreningen fri kultur & programvara (Sweden) Free Knowledge Institute (The Netherlands) French Data Network (France) Gnutiken (Sweden) Health GAP (U.S.) Internet Sans Frontières (France) IP Left (Corée du Sud) Jinbo.net (Corée du Sud) KidAIDS Cameroon La Quadrature du Net (France) MTAAG+ (Malaysie) Nature Care (Thaïlande) Ouvaton (France) p2pnet.net (Canada) Piratgruppen (Danmark) RAME (Burkina Faso) Scambio Etico (Italia) SWAA-Burundi T-TAG (Thaïlande) The Society for Free Culture and Software (Sweden) The WeReBuild clusters (Europe) UFC-Que Choisir (France) URBLS/Bobo (Burkina Faso) Utopia (France) Electronic Frontier (Bulgarie)
A Lyon, le PS main dans la main avec l'UMP pour mettre les prostituées en danger Jeudi 1 Juillet 2010 :: Act Up-Paris :: RSS
L'introduction du délit de racolage par l'article 50 de la loi n°2003-239 du 18 mars 2003 pour la sécurité intérieure a eu pour conséquence une répression accrue des prostituées, des amendes forçant ces dernières à travailler davantage, la dispersion des prostituées dans des lieux où elles se trouvent en danger et éloignées des associations de prévention et d'accès aux soins. Cette situation est directement dommageable à la santé des prostituées et désastreuse pour la lutte contre le VIH/sida.
Pire, le 17 mai dernier, Gérard Colomb, maire de Lyon, persécuteur acharné des prostituées, au péril de leur sécurité et de leur santé, a une nouvelle fois signé un arrêté municipal supplémentaire pour interdire le stationnement des camionnettes de prostituées dans le quartier de Gerland. Il va ainsi encore plus loin que l'UMP en 2003. A la suite de ce nouvel outil répressif, un collectif de prostituées s'est formé. Ce dernier organise ce jour un rassemblement à 15 heures devant l'Hôtel de Ville.
Act Up-Paris exige :
de Gérard Colomb, qu'il annule les arrêtés municipaux qui mettent en danger les prostituées,
des éluEs municipauxALES, qu'ils et elles répondent à la lettre ouverte qui leur a été adressée par le collectif de prostituées,
de Roselyne Bachelot-Narquin, qu'elle inscrive l'abrogation du délit de racolage comme une nécessité sanitaire dans le plan national de lutte contre le VIH/sida,
des parlementaires et sénateurRICEs, l'abrogation du délit de racolage lors de la prochaine révision de la Loi sur pour la Sécurité Intérieure qui devrait avoir lieu en septembre.
Videx : BMS ne convainc pas, mais confirme son mépris pour les malades du sida Mardi 29 Juin 2010 :: Act Up-Paris :: RSS
Mercredi 23 juin, des militantEs d'Act Up-Paris ont manifesté devant le siège du laboratoire Bristol Myers Squibb (BMS) pour dénoncer la délocalisation d'une de leurs usines conduisant à une rupture de traitements pour plus de 7 000 enfants des pays du Sud.
À la suite de cette action, BMS rappelle sur son site internet que son « engagement » ne se serait « jamais démenti » pour « aider les patients qui en ont besoin à avoir accès à leurs médicaments ». BMS tente de nous faire croire, à coup de communications évasives qu'il a tout fait pour mettre en place un plan de restructuration adaptée. En réalité :
BMS se fout des conséquences d'une demande tardive d'inspection à l'AfSSaPS :
L'homologation du Videx®, et par conséquent son accès, qui sera désormais produit aux États-Unis par BMS dépend en effet de l'inspection de l'usine par l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSaPS). Et c'est au laboratoire de déposer un dossier permettant l'inspection du site de production dans des délais adaptés, pour éviter tout risque de rupture. BMS a annoncé son plan de restructuration d'usine en 2008 et a « immédiatement mobilisé » ses « équipes en interne » et ses « partenaires externes afin d'éviter toute rupture d'approvisionnement ». Une mobilisation complètement nulle, puisque c'est seulement le 8 juin 2010 que le laboratoire s'est préoccupé de déposer le dossier auprès de l'AFSSaPS, mettant ainsi en danger l'accès aux traitements pour 7 000 enfants.
BMS dit avoir un « engagement qui ne s'est jamais démenti »
Pas auprès des malades en tout cas et surtout pas en ce qui concerne les traitements pédiatriques, que ce soit pour le Videx® aujourd'hui ou pour l'arrêt de production du Sustiva® pédiatrique en 2008.
Pas auprès d'UNITAID, principal bailleur de traitements pédiatriques dans les pays en développement. En effet, si le laboratoire prend « très au sérieux les inquiétudes d'UNITAID » il ne daigne pourtant pas leur répondre.
Pas auprès de ses 160 salariéEs de l'usine de Meymac que BMS a éjectéEs et maintenuEs dans l'ignorance. Ni des autres, concernéEs par le plan de restructuration mondiale de BMS qui prévoit près de 4 000 licenciements à venir.
En considérant tout cela, ce qui ne s'est jamais « démenti » chez BMS, ce n'est pas son engagement, c'est son mépris pour les malades du sida.
Rappelons à Monsieur Gallet, vice-président de la communication, que s'adresser aux militantEs d'Act Up-Paris qui font un die in pour symboliser les mortEs du sida, et leur dire : « alors on fait un petit malaise ? » montre à quel point il se fout des malades du sida et combien il les méprise.
Si l'engagement de BMS est dévoué à une cause, ce n'est certainement pas le sida.
Vendredi 25 juin a également eu lieu un rassemblement des salariéEs devant l'usine de Meymac pour protester contre sa fermeture. SalariéEs et éluEs ont dénoncé la décision du laboratoire de licencier dans un territoire connaissant une situation économique et sociale fragile, et de mettre en danger la vie de milliers d'enfants, tandis qu'il a réalisé un bénéfice net de 5,2 milliards de dollars en 2008 : « BMS n'a regardé que son intérêt ». A suivre sur http://plansocial.bms.over-blog.com
ROCK sans PAPIERS Mardi 29 Juin 2010 :: Act Up-Paris :: RSS
Un concert le 18 septembre à Bercy, en soutien aux jeunes, aux familles et aux travailleurs sans papiers, dont Act Up-Paris est "organisation solidaire".
Un concert de résistance à quelques jours de la présentation de la loi Besson à l'Assemblée nationale, loi qui allonge la durée de rétention, prévoit le bannissement des étrangers hors de l'espace Schengen et limite les droits des juges des libertés.
Un concert de solidarité : des artistes solidaires, des organisations solidaires. Les bénéfices financiers (et il faut qu'il y en ait) seront pour les travailleurs grévistes.
Un concert joyeux et métissé à l'image de la société que nous voulons :
Abd Al Malik, Cali, Higelin, Oxmo Puccino, Jeanne Cheral, Soan, et bien d'autres !

+ d'infos sur le site www.rocksanspapiers.org
The ACTA casino must be closed Lundi 28 Juin 2010 :: Act Up-Paris :: RSS
Luzern, 28th june, 2010 - A new round of negotiations of the anti-counterfeiting trade agreement (ACTA) is beginning today between 11 negotiating parties -including the EU- in Luzern, Switzerland. All around the world, organizations of concerned citizens, people living with HIV, and academics urge governments to renounce to this illegitimate agreement.

According to the civil servants representing France and EU, negotiations of the ACTA are rushing to reach a final agreement. Tonight, representatives of Act Up - Paris and La Quadrature du Net will be part of a delegation meeting with negotiators. They will let them know once again why ACTA must be stopped.
ACTA will restrict online freedom of speech and privacy. By increasing legal liability of Internet actors (service and access providers), they will be turned into private copyright police, and will have to restrict access, filter the Net or arbitrarily remove online content. ACTA will be a barrier for access to medicine. By preventing the production and the exportation of generic molecules, it will block millions of sick people from access to life-saving drugs, only to preserve the profits of big pharmaceutical labs.
The ACTA agreement is becoming a cocktail of the most repressive European and US legislations about copyright and patents. If finalized, these laws will be frozen and become virtually impossible to change. They will then be exported to the rest of the world through bilateral agreements.
"ACTA would affect the access to treatments worldwide, because it will hinder the access to cheap generic drugs. Without generic drugs, it would never have been possible for 4 millions people to have access to antiretroviral drugs. If concluded, ACTA would be a terrible stepback for millions of people living with HIV worldwide." declares Pauline Londeix, spokesperson for Act Up-Paris.
"ACTA is like a poker game in which our fundamental freedoms would be the chips. The negotiators have no legitimacy to bet away citizen rights and Internet innovation to a few industries. The ACTA casino must be closed." concludes Jérémie Zimmermann, spokesperson for citizen advocacy group La Quadrature du Net.
Le casino de l'ACTA doit fermer Lundi 28 Juin 2010 :: Act Up-Paris :: RSS
Lucerne, Suisse, 28 juin 2010. Un nouveau round de négociations du traité sur la contrefaçon (ACTA) commence aujourd'hui entre 11 parties (dont l'Union Européenne) à Lucerne, en Suisse. A travers le monde, des associations citoyennes et de personnes vivant avec le VIH, et des chercheurs somment la France et l'Union Européenne de renoncer à cet accord illégitime.

Selon les fonctionnaires représentant la France et l'UE, les négociations sur l'ACTA seraient accélérées pour arriver au plus vite à un accord. Ce soir, les représentants d'Act Up - Paris et de La Quadrature du Net rencontreront en délégation les négociateurs. Ils répéteront pourquoi l'ACTA doit être stoppé.
L'ACTA portera atteinte à la liberté d'expression sur le Net et la protection de la vie privée. En augmentant la responsabilité des acteurs du Net (fournisseurs d'accès et de services), l'accord les transformera en une police privée du copyright qui restreindra l'accès, filtrera le Net ou retirera arbitrairement du contenu.
L'ACTA sera un frein à l'accès aux médicaments. En s'attaquant à la production et à l'exportation de médicaments génériques, cet accord bloquera l'accès aux soins pour des millions de malades qui en ont un besoin vital. Tout cela pour préserver les profits de l'industrie pharmaceutique.
L'ACTA se transforme en un cocktail des législations Européennes et Américaines les plus répressives sur le droit d'auteur et les brevets. Si l'accord était conclu, ces lois se retrouveraient bétonnées et deviendraient impossibles à modifier. Ensuite, elles seraient exportées au reste du monde par le biais d'accords bilatéraux.
« L'ACTA affectera l'accès aux traitements à travers le monde, en empêchant l'accès aux génériques à bas prix. Pourtant, sans les médicaments génériques, il n'aurait jamais été possible de mettre plus de 4 millions de personnes sous traitement antirétroviral. Une fois conclu, l'ACTA serait un terrible retour en arrière pour des millions de personnes vivant avec le VIH à travers le monde. », déclare Pauline Londeix porte-parole d'Act Up-Paris.
« L'ACTA est comme un jeu de poker dans lequel nos libertés fondamentales seraient les jetons. Les négociateurs font le jeu de quelques industries pour nous plumer de nos droits et de l'innovation sur Internet. Le casino ACTA doit être fermé. » conclut Jérémie Zimmermann, porte-parole de la Quadrature du Net.
Lettre ouverte à Nicolas Sarkozy Dimanche 27 Juin 2010 :: Act Up-Paris :: RSS
Alors que se déroulent actuellement des négociations sur les accords sur la contrefaçon (ACTA), les associations de lutte contre le sida s'inquiètent d'une précipitation qui pourrait réduire à néant les efforts menés depuis de nombreuses années pour l'accès aux médicaments génériques dans les pays en développement.
Monsieur le Président,
Comme vous le savez, la France négocie depuis plus de deux ans des accords sur la contrefaçon (ACTA), aux côtés de pays industrialisés : Etats-Unis, Australie, Nouvelle-Zélande, Japon, Corée du Sud, Canada et de quelques pays en développement : Singapour, Mexique et Maroc. Nous avons d'ailleurs manifesté notre vive inquiétude concernant le cadre dans lequel est négocié cet accord : c'est-à-dire, hors des Institutions existantes (OMPI, OMC, OMD) et concernant le processus (absence totale de transparence).
Selon les négociateurs français, les pays souhaiteraient parvenir à un accord cette semaine à Lucerne, lors du IXème round de négociations. Nous le regrettons fortement.
En effet, comme nous avons pu l'exprimer aux négociateurs français et européens, ACTA constitue une véritable menace pour l'accès aux médicaments génériques dans les pays en développement. Ainsi, en renforçant l'amalgame entre faux médicaments, et médicaments génériques, cet accord risque d'entraver fortement la production et l'exportation de médicaments génériques à bas prix.
Sans les génériques, il n'aurait d'ailleurs jamais été possible de mettre, via le Fonds Mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, plus de 4 millions de personnes vivant avec le VIH sous traitements. Par ailleurs, la tenue de vos engagements de 2005 pour un accès universel aux traitements cette année ne sera possible que si l'accès aux génériques est réellement soutenu et rendu possible, par la France et l'Europe notamment.
Nous, associations de lutte contre le sida, vous demandons de renoncer à cet accord, dont les conséquences seront catastrophiques pour l'accès aux soins à travers le monde. Nous sommes convaincuEs du fait que la France et la commission européenne ont un rôle décisif à jouer à Lucerne pour s'opposer définitivement à cet accord.
Nous vous prions d'accepter, Monsieur le Président, l'expression de nos sentiments distingués.
Act Up-Paris
ALCS-Maroc
Coalition PLUS
Sidaction
Badge. Copy Samedi 26 Juin 2010 :: Act Up-Paris :: RSS
Diamètre : 5,6 cm.
Marche des Fiertés LGBT 2010 Samedi 26 Juin 2010 :: Act Up-Paris :: RSS
Les photos du cortège d'Act Up-Paris à la Marche des fiertés LGBT (26 juin 2010).
REACTUP : un site web de vulgarisation scientifique et d'empowerment des gays sur la prévention Jeudi 24 Juin 2010 :: Act Up-Paris :: RSS
Act Up-Paris lance aujourd'hui REACTUP, un nouveau site web d'information et de remobilisation des gays sur la prévention et la recherche préventive. REACTUP, c'est une information fiable et objective sur la transmission du VIH et des Infection Sexuellement Transmissbles (IST), l'épidémiologie ou les différentes approches de prévention.
Sucer sans capote, on risque quoi ? Entre séropos, on risque quoi ? Charge virale indétectable, on risque quoi ? Quelques exemples de questions que les gays peuvent se poser sans toujours savoir où trouver une information de première main.
On trouve sur REACTUP des informations issues des derniers travaux de recherche publiés dans le domaine de la prévention. Une vulgarisation originale : la littérature scientifique est souvent éditée dans des revues spécialisées introuvables, difficile à comprendre, essentiellement en anglais. Une information qui fait trop souvent défaut aux premiers concernés.
Un site ouvert et participatif. On peut s'inscrire sur le site, commenter chaque article et les partager sur les réseaux sociaux. L'équipe de rédaction est quant à elle ouverte à des personnes extérieures à l'association. Nous souhaitons promouvoir au travers de ce site une discussion argumentée sur des faits, constructive et non partisane sur la prévention du sida et la santé sexuelle dans la communauté gay. Les recensions d'articles sont ainsi distinctes du commentaire de la rédaction, tout comme des opinions d'Act Up-Paris, exprimées par ailleurs.
REACTUP prend donc place dans le projet « information = pouvoir » lancé par Act Up-Paris en 1995 : une manière de renforcer les capacités des séropositifVEs en leur apportant les meilleures connaissances sur la maladie et en leur proposant de participer aux réflexions sur la recherche qui les concernent. C'est ce que résume le terme d'empowerment.
Le site REACTUP constitue une nouvelle étape de ce projet avec un outil destiné à promouvoir également l'empowerment des séronégatifs. Vaste programme, que nous limitons, dans un premier temps au moins, à la communauté gay, particulièrement concernée par l'épidémie de sida.
Reactup ! le site à fréquenter avant de baiser
Télécharger le dossier de presse présentant le site plus en détails.
Bristol Myers Squibb : profits criminels Mercredi 23 Juin 2010 :: Act Up-Paris :: RSS
Ce matin, des militantEs d'Act Up-Paris ont manifesté devant le siège du laboratoire Bristol Myers Squibb (BMS) dont ils et elles ont maculé l'entrée de faux sang. Les activistes entendent ainsi dénoncer la fermeture d'une usine française de BMS à la fin de cette semaine à Meymac (Corrèze). Cette usine produit une importante quantité de Videx pédiatrique, un médicament anti-sida destiné aux pays en développement. Selon l'aveu même de BMS, la délocalisation de l'usine conduira nécessairement à une rupture de traitements qui pourrait concerner plus de 7000 enfants des pays du Sud dans les prochains mois.
En contact ces derniers jours avec Benoît Gallet, vice-président en charge de la communication de BMS, Act Up-Paris n'a obtenu aucune réponse claire à ses questions depuis notre dernier communiqué. Nous ne pouvons que le regretter, compte-tenu des enjeux pour les milliers d'enfants concernés.
En effet, BMS semble davantage préoccupé à jouer la carte de la mauvaise foi, que de réellement se poser la question de ce qu'il adviendra de milliers d'enfants africainEs, sud-américainEs, et asiatiques. Aujourd'hui, ce qui semble préoccuper BMS c'est avant tout le fait que les antirétroviraux (ARV) pédiatriques ne constituent pas un marché suffisamment rentable pour le groupe, puisque les besoins d'ARV pédiatriques sont concentrés dans les pays en développement.
BMS prétend ne pas avoir prévu une augmentation aussi importante des diagnostics et des mises sous traitement : c'est tout de même étonnant, pour un des premiers groupes pharmaceutiques mondiaux, de ne pas avoir prévu ce que pourtant toutes les institutions prédisaient. Moins étonnant cependant quand on sait que l'industrie pharmaceutique fonctionne désormais à flux tendu, ce qui conduit à des ruptures de traitements d'antirétroviraux, y compris en France.
BMS prétend qu'il existe d'autres options thérapeutiques au Videx 25mg : Il existe effectivement un laboratoire sud-africain, Aspen, qui produit de la didanosine mais qui n'a à ce jour obtenu aucune préqualification de la part de l'Organisation Mondiale de la Santé, et ne se destine pas à l'export. Sans cette préqualification, UNITAID ne peut acheter les médicaments en question.
Aujourd'hui, la seule alternative pour éviter une rupture de Videx 25mg est que BMS prenne enfin ses responsabilités, et prolonge la production de Videx pédiatrique à Meymac le temps qu'un stock suffisant de didanosine soit constitué. Un rassemblement est d'ailleurs prévu devant l'usine de Meymac vendredi après-midi pour protester contre sa fermeture.
Enquête EROPP : les résultats catastrophiques des campagnes de désinformation organisées par la MILDT Mardi 22 Juin 2010 :: Act Up-Paris :: RSS
L'enquête EROPP sur les opinions et perceptions des Français sur les drogues a été publiée hier par la Mission interministerielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILDT). Décodage.
Comment peut-on se réjouir que « les Français aient une perception plus sévère des usagers de drogues ? ». Peut-on également se satisfaire que les Français soient plus nombreux à penser qu'un toxicomane est responsable de son addiction (en 1999, 59% les considéraient comme des malades, contre 24% aujourd'hui.), alors que l'addictologie vient prouver le contraire ? La solidarité avec une population hyper-stigmatisée, violemment touchée par le sida et les hépatites, s'est délitée. Les campagnes de stigmatisation des usagers de drogues de la MILDT en sont les premières responsables. Hors la stigmatisation des usagers les conduits inexorablement vers la marginalisation, la clandestinité, le rejet, l'isolement et l'éloignement des soins.
Comment peut-on se réjouir encore que les Français soient plus nombreux à croire à la « théorie de l'escalade, selon laquelle le cannabis conduirait aux autres drogues » ? (74% contre 70% en 2002) Cette théorie qui diabolise le cannabis, est pourtant invalidée scientifiquement depuis longtemps : 95% des usagers de cannabis ne toucheront jamais à une autre drogue illicite. Elle est pourtant exposée sur sur le site de la MILDT, sans être démentie. L'OFDT pourtant affirme le contraire, tout en se réjouissant elle aussi de la séverité accrue de l'opinion publique ! L'objectif de ces administrations n'est pas une information claire et objective sur les drogues.
Comment peut on se réjouir que les Français soutiennent moins la réduction des risques ? (72% en 2008 contre 81% en 2002). Cette politique de santé publique est pourtant celle qui a donnée le plus de résultats tangibles et a sauvé des milliers de vie : baisse des overdoses, baisse des contaminations par le sida, augmentation de l'accès au soins, baisse de la délinquance. Hors, depuis l'arrivée d'Etienne Apaire à la MILDT, la réduction des risques, qui propose un accompagnement des usagers là où ils en sont dans leur parcours sans jugement sur leur consommation, a disparu du discours officiel, et a été remplacée par celui de l'abstinence à tout prix.
Enfin, Etienne Apaire rajoute à propos des salles de consommation : « Les Français sont d'accord pour la réduction des risques, mais pas pour des mesures d'accompagnement, qui peuvent être ressenties comme une aide à la consommation. Il faut le prendre en compte ». Mais si une institution comme la MILDT s'attelait à diffuser une information objective et dépassionnée sur la réduction des risques, la perception des Français en serait très différente ! Etienne Apaire se rabat sur l'opinion publique parce qu'il sait que la réalité de terrain et les études scientifiques plaident pour la création de ces salles. Il ne lui reste donc plus que la désinformation de l'opinion publique. Soulignons que si, en 1987, Mme Barzach n'avait pas été contre l'avis des Français pour autoriser la vente de seringues en pharmacie, l'opinion publique complétement désinformée à l'époque, aurait laisser crever du sida les usagers injecteurs. Apaire préfère que les usagers de drogues crèvent d'overdose, de sida, d'hépatites, plutôt que d'aller contre une opinion publique qu'il désinforme depuis trois ans.
Etienne Apaire, voit dans les résultats de cette enquête un "lien avec la politique menée ces dernières années", et notamment les discours prohibitionnistes tenus sur les dangers des drogues (Le Monde du 22 juin). Pour une fois, nous ne le contredirons pas. Cette enquête est le résultat de la politique menée par le MILDT ces dernière années, rétrograde et idéologique, de stigmatisation des usagers de drogues, de diabolisation des drogues. Il ne faut donc pas s'étonner que les Français croient plus à la théorie de l'escalade, et soutiennent moins la réduction des risques. Dans un tel climat, il est déjà exceptionnel qu'il y ait presque un tiers des Français qui soutiennent les salles de consommation.
Heureusement, des élus de droite comme de gauche ont su tenir compte de la réalité de terrain et des études scientifiques et aller contre l'idéologie la plus rétrograde qui soit. Le dernier exemple en date est le seminaire organisé par l'association Elus, Santé Publique et Territoire, qui propose un débat dépassionné sur les salles de consommation.
Act Up-Paris exige :
la mise en place d'une politique des drogues sur des bases scientifiques et non idéologiques
des campagnes dans les médias grand public pour informer les français sur la réduction des risques et les addictions
l'expérimentation de salles de consommations à moindre risques
et toujours la démission d'Etienne Apaire
Gay séroneg : TRT-5 needs you ! Mercredi 16 Juin 2010 :: Act Up-Paris :: RSS
Le TRT-5 organise une consultation communautaire sur un projet de recherche en prévention qui envisage de recruter des gays séronégatifs. Cet essai se propose de tester si l'utilisation d'antirétroviraux chez des personnes séronégatives (PREP) pourrait devenir un outil supplémentaire pour éviter la contamination par le VIH.
Le TRT-5 souhaite recueillir l'avis des principaux intéressés afin d'en être les dignes représentants auprès des organisateurs de la recherche. C'est pourquoi il organise des réunions de consultations communautaires dans toute la France (Nantes, Paris, Nice, Montpellier, Strasbourg) : votre avis est indispensable !
Plus d'infos sur le site du TRT-5
Y a t-il encore une ministre de la Santé ? Mardi 15 Juin 2010 :: Act Up-Paris :: RSS
Le 19 mai 2009, à l'occasion de la Journée Mondiale contre les hépatites, un collectif d'associations « Asud, Anitea, Act Up-Paris, Gaia, Safe, Sos Hépatites Paris, salledeconsommation.fr » installait pour quelques heures une salle de consommation à moindre risque.
A l'automne, des hommes et femmes politiques de tous bords s'emparaient de cette question.
Le 4 novembre 2009, Roselyne Bachelot-Narquin annoncait à l'assemblée nationale « qu'elle attendait les résultats d'une expertise collective commandée à l'Inserm pour se prononcer sur les salles de consommation à moindre risque ».
Le 31 mars 2010, le collectif remettait au ministère de la Santé un projet d'un dispositif de salle de consommation à moindre risque à Paris.
Depuis, la ministre est aux abonnés absents sur la politique des drogues : nous n'avons pas été auditionné dans le cadre de l'expertise, aucun rendez vous n'a été programmé avec des conseillers du ministère, aucune prise de parole sur les questions d'addiction et de RDR n'a été maintenue !
Le 24 juin prochain, l'Inserm présentera les résultats de l'expertise, donc ceux consacrés aux salles de consommation à moindre risque dont une abondante littérature internationale évoque l'intérêt. Loin d'être des lieux d'initiations, les salles de consommation participent d'un nécessaire étagement des réponses et d'une prise en compte des problèmes rencontrés par les publics les plus précaires.
Mais dans l'attente de cette publication, et sans aucune nouvelle, nous nous inquiétons de la capacité de la ministre de faire avancer, sur des bases scientifiques, des projets de santé publique. Avons nous encore une ministre de la Santé ou n'avons nous qu'une ministre du foot ou des paris en ligne !
Le collectif "Une salle de conso à Paris ?" est composé d'Asud, Anitea, Act Up-Paris, Gaïa Paris, Safe, Sos Hépatites Paris, Salledeconsommation.fr.
sida : Lagarde continuera-t-elle de bloquer l'accès aux médicaments en Afrique ? Vendredi 11 Juin 2010 :: Act Up-Paris :: RSS
Ce matin, à l'occasion du 10ème forum économique international sur l'Afrique, des militantEs d'Act Up-Paris ont interrompu le discours de Christine Lagarde, ministre française de l'Économie, pour dénoncer sa complicité dans l'action de la France contre la production de médicaments génériques à bas prix.
GENERIQUES = VIE
La France s'est engagée en 2005 à l'accès universel aux traitements pour 2010. Aujourd'hui, moins d'un tiers seulement des personnes séropositives des pays en voie de développement ont accès aux traitements antirétroviraux. Les pays industrialisés refusent, pourtant, d'augmenter leur contribution financière à la lutte contre les trois grandes pandémies. Dans ce contexte, bloquer l'accès à des traitements antirétroviraux à bas prix est criminel.
ACTA = MORT
Entraver la production de médicaments génériques à bas prix, c'est pourtant ce que prévoit l'ACTA, accord sur la contrefaçon négocié depuis deux ans dans la plus grande opacité par les pays industrialisés, et quelques pays en développement (Mexique, Maroc, Singapour). En jouant notamment sur l'amalgame entre médicaments génériques et faux médicaments – ou sub-standard – cet accord entend renforcer le pouvoir donné aux douanes de garder à la frontière des stocks entiers de médicaments en provenance d'Inde et à destination de pays d'Afrique (où le brevet sur le médicament concerné n'est pas forcément enregistré contrairement à l'Union Européenne). Il s'agirait par ce biais de décourager la production de médicaments génériques en les renvoyant à l'expéditeur à ses frais. Au final, la conséquence dans les pays en développement est simple : des ruptures de traitements et des milliers de mortEs.
FTA = DEATH
De plus, des accords de libres échanges (FTA), qui viennent d'être bouclés entre l'Union Européenne et l'Inde, prévoient une augmentation de la durée de monopole des détenteurs de droits sur un médicament, soit une augmentation de la durée des brevets d'au moins 10 ans (trente ans au total) et du data exclusivity. Aujourd'hui, dans les pays pauvres, 92% des malades qui bénéficient de médicaments reçoivent des traitements antirétroviraux fabriqués en Inde (Cipla, Hetero, Rambaxy). Bloquer la production de génériques dans ce pays équivaut à priver des millions de personnes d'un accès à des traitements.
Act Up-Paris demande à Christine Lagarde d'exprimer publiquement son opposition à ce que les médicaments soient concernés par les accords de libres échanges entre l'Inde et l'Union Européenne.
Act Up-Paris exige toujours :
De la France et de l'UE, qu'ils renoncent immédiatement aux accords ACTA.
De la France, qu'elle augmente sa contribution au Fonds Mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, premier bailleur de traitements anti-sida au monde.
Christine Boutin doit prendre sa retraite ! Jeudi 10 Juin 2010 :: Act Up-Paris :: RSS
Christine Boutin, ancienne secrétaire d'Etat au logement, et homophobe notoire — interpellée publiquement par Act Up-Paris lors d'un débat en avril dernier sur l'homoparentalité — toucherait 18000 euros par mois, dont une mission à 9500 euros par mois confiée par l'Elysée. Act Up-Paris dénonce l'indécence du gouvernement qui, depuis 2007, n'augmente l'allocation adulte handicapé (AAH) que de 2,2%, soit 15 euros par mois.
« Alors que le gouvernement n'est toujours pas revenu sur les franchises médicales, que la réforme de l'hôpital mise en oeuvre par Roselyne Bachelot-Narquin s'annonce dramatique pour l'accès aux soins, c'est tout simplement honteux vis à vis des malades et notamment des séropositifs, dont la moitié vit sous le seuil de pauvreté » a déclaré Pierre Chappard, co-président d'Act Up-Paris.
Boutin a qualifié d' « importante » la mission pour laquelle elle est si grassement rémunérée, et de « normal » son salaire de haut fonctionnaire. Pour nous malades, l'AAH n'est pas importante, mais vitale, et demeure pourtant sous le seuil de pauvreté. Par ailleurs, des postes d'autres fonctionnaires, moins « hauts » et sous-payés, sont chaque jour supprimés, nous pensons particulièrement au personnel médical.
Act Up-Paris exige la fin des privilèges politiques et demande toujours à Christine Boutin de se taire, d'annoncer sa démission et son départ à la retraite (pour laquelle elle touche toujours 6 000 euros de retraite parlementaire) dans les plus brefs délais.
Sida : Bristol Myers Squibb, Children Serial Killer Mercredi 9 Juin 2010 :: Act Up-Paris :: RSS
Bristol Myers Squibb (BMS) annonce la fermeture en France d'une usine qui produit des traitements antirétroviraux pédiatriques, parce que, selon ses dirigeantEs, elle ne serait pas assez rentable. 4 000 et 7 000 enfants vont se retrouver sans ce médicament qui leur est vital. Act Up-Paris dénonce les dirigeantEs de cette compagnie qui réalisait 8 milliards de dollars de bénéfices net à la fin de l'année dernière, et sacrifie la vie de milliers d'enfants malades.
BMS ferme l'une de ses usines françaises productrices d'antirétroviraux. La fermeture de cette usine signifie que 4 000 à 7 000 enfants vont être privéEs de leur traitement, la didanosine (ddI), en dosage 25 mg. Aucune communication du laboratoire concernant cette décision n'a été faite à ce jour malgré les communiqués des associations de lutte contre le sida [1] et du principal bailleur de traitements pédiatriques dans les pays en développement UNITAID. A l'heure actuelle, et alors que l'usine ferme en ce mois de juin, aucune alternative n'a été proposée après l'arrêt de cette production. La didanosine constitue pourtant la dernière option thérapeutique pour les enfants séropositfVEs avant qu'ils et elles ne décèdent.
Le marché pédiatrique n'est pas assez rentable pour un laboratoire pharmaceutique comme BMS, surtout lorsqu'il s'agit principalement d'enfants vivant dans les pays en développement. En effet, grâce à la prévention de la transmission de la mère à l'enfant (PTME), la naissance d'enfants séropositifVEs dans les pays industrialisés a été très fortement réduite, presque éradiquée. C'est donc dans les pays en développement que naissent aujourd'hui des enfants contaminéEs à la naissance, faute de PTME, inaccessible à beaucoup. Pour BMS, ces milliers d'enfants africainNEs, sud-américainNEs ou asiatiques ne constituent pas un marché suffisamment juteux à leur goût, raison qui semble justifier pour le laboratoire, ce choix criminel.
Act Up-Paris somme les dirigeantEs de BMS de répondre aux questions
suivantes :
Compte tenu de la fermeture de cette usine, que va-t-il advenir pour les
milliers d'enfants concernéEs ?
Quelle alternative la direction de BMS propose-t-elle pour assurer la
continuité de traitements pour ces milliers d'enfants ?
Act Up-Paris exige :
De BMS : qu'il renonce immédiatement à la fermeture de cette usine en
France et qu'il réponde aux associations de lutte contre le sida et à
UNITAID.
Du gouvernement français, qu'il condamne la décision de Bristol Myers
Squibb de fermer cette usine. et qu'il mette en place, enfin, un impôt sur
les bénéfices de l'industrie pharmaceutique pour compenser son cynisme et
son absence d'éthique.
[1] En 2008 lors de la Conférence internationale de Mexico, Act Up-Paris
interrompait un symposium de Bristol-Myers Squibb pour dénoncer sa décision
d'arrêter de commercialiser le Sustiva® pédiatrique. Deux jours plus tard,
Act Up-Paris bloquait le stand du laboratoire sur le site de la conférence :
BMS sacrifie la vie des enfants à ses profits et Act Up-Paris et Health GAP (Global Access Project) offrent des jouets à BMS pour les enfants que le laboratoire condamne à mort.
Lettre ouverte à l'Académie de médecine Lundi 7 Juin 2010 :: Act Up-Paris :: RSS
En février dernier, l'Académie de médecine s'opposait une nouvelle fois à l'usage thérapeutique du cannabis. Cette institution a déjà montré qu'elle était déconnectée des réalités de terrain, préférant une idéologie sécuritaire que nous avons déjà dénoncée. Alors que l'Académie s'apprête à émettre un avis sur les salles de consommation à moindre risque, Act Up-Paris l'interpelle publiquement.
Mesdames, Messieurs,
Le 23 février 2010,vous avez pris position contre le cannabis à usage thérapeutique.
Les thèses que vous véhiculez sont archaïques. Ainsi, vous supposez fondée la « théorie » de l'escalade qui voudrait que, nous malades, en commençant la consommation du cannabis, serions indubitablement conduits à consommer par la suite d'autres drogues. Cette vision des choses n'a pas le moindre fondement sérieux. Alors que cette théorie de l'escalade a depuis bien longtemps été reléguée au rang de mythe par les professionnels de l'addictologie, vous en agitez l'épouvantail afin de valider vos « recommandations ».
Vous appuyez vos propos sur l'incertitude de la qualité et des quantités de cannabis que nous pourrions prendre, nous malades, alors qu'un accès encadré à ces produits résoudrait ces problèmes. La légalisation de l'usage de cannabis thérapeutique nécessite la mise en place d'un système de distribution contrôlé. C'est bien ce système de distribution qui lèverait les inquiétudes que vous avez. En mélangeant les discussions sur le produit et le dispositif qui l'accompagne, vous témoignez d'un manque de rigueur consternant.
En contestant l'efficacité thérapeutique du cannabis, maintes fois prouvée par de nombreuses études et approuvée dans de nombreux pays d'Europe et au-delà, vous niez l'amélioration du confort de vie que pourrait apporter le cannabis thérapeutique à d'innombrables malades atteints du VIH/sida. Comme si nous, personnes séropositives sous traitement antirétroviraux, avec des effets secondaires lourds, n'avions pas besoin de tout ce que la science peut nous offrir.
A la place, vous nous condamnez à la délinquance, à l'illégalité. Vous nous forcez, nous personnes malades, à aller chercher dans la rue la solution thérapeutique à laquelle nous avons droit et que notre état de santé recommande, au risque de nous faire agresser, voler, manipuler. Outre que vous entretenez ainsi de fait les trafics et le commerce parallèle, vous nous mettez dans une situation de plus grande fragilité encore, tant économique que sociale.
La précarité dans laquelle nous nous trouvons se voit dès lors renforcée par vos propos ignorants, qui, loin du droit fondamental qu'est la Sécurité Sociale, nous forcent à recourir au marché noir pour obtenir un support thérapeutique auquel, dans d'autres pays, nous aurions droit. Nous sommes appréhendéEs, fouilléEs, incarcéréEs, jugéEs et souvent condamnéEs au détriment de nos vies professionnelles et sociales, au détriment de notre santé. Combien de malades sont obligés de se cacher de leurs proches, de leurs collègues, de leur médecin !
Nous n'avons choisi ni les effets secondaires de nos traitements, ni l'inefficacité des traitements plus conventionnels que le cannabis. L'usage de ce dernier à visée thérapeutique peut constituer une réponse, et nous exigeons de pouvoir en bénéficier.
Dans peu de temps, vous devrez vous positionner sur les salles de consommation de drogues à moindre risque. Nous attendons que vous dépassiez vos propres préjugés, que vous ne restiez pas piégés dans votre position moralisatrice. Nous espérons que vous sortirez de votre tour d'ivoire pour considérer la réalité de terrain et que vous baserez votre avis non seulement sur les nombreuses études existantes en la matière ainsi que sur leurs résultats probants, qui attestent incontestablement du bien-fondé d'un tel dispositif, mais aussi sur les témoignages des usagErEs de drogue et des acteurs de la réduction des risques.
Soyez-en sûrs : plus que jamais, Act Up Paris reste vigilant.
La FIFA et le COL bloquent la distribution de préservatifs Samedi 5 Juin 2010 :: Act Up-Paris :: RSS
Des associations de lutte contre le sida sud-africaines ont dénoncé vendredi 4 juin l'irresponsabilité de la FIFA et du Comité organisateur local (COL), qui empêchent les ONG de distribuer des préservatifs et de l'information sur le VIH et les MST. Act Up-Paris condamne cette attitude et exige des autorités du foot qu'elles assument leur responsabilité en la matière.
Le département de santé d'Afrique du Sud a stocké 135 millions de capotes. Mais les ONG ne pourront rien faire tant que la FIFA n' a pas autorisé la distribution. Or la FIFA et le COL n'ont pas répondu aux demandes de rendez-vous des ONG, ni autorisé par écrit les actions de prévention.
Act Up-Paris relaie les questions que posent ces ONG à la FIFA et au COL :
Les services sanitaires sud-africains ont-ils oui ou non autorisé les actions de prévention dans tous les endroits concernés par la coupe du monde : stade, espaces des supporters, lieux de retransmission publics ?
La FIFA et le COL vont-ils assurer la promotion des préservatifs et du dépistage, profitant de la présence de millions de personnes ? Si oui, comment ?
Les supporters auront-ils facilement accès aux informations sur le VIH, par exemple les numéros des lignes d'écoute spécialisées ?
En Afrique du Sud, 5 700 000 personnes vivent avec le virus du sida. Cela représente 18 % de la population, une personne sur cinq. Dans ce pays, 530 000 personnes sont mortes du sida depuis le début de l'épidémie. La FIFA en veut-elle plus ?
La prévention du VIH/sida est un enjeu majeur, en Afrique du Sud, et dans le reste du monde. Un événement comme la Coupe de foot est une occasion inespérée, car les messages de prévention pourront être entendus par des millions de personnes.
Manquer cette occasion serait catastrophique, la FIFA et le COL devraient en rendre compte.
L'Organisation Internationale de la Francophonie livre les sans-papiers à la police Mercredi 2 Juin 2010 :: Act Up-Paris :: RSS
Act Up-Paris relaie le communiqué du 9ème collectif de sans-papiers, en exigeant la libération immédiate des personnes gardées à vue et la fin des poursuites contre elles
Le 9ème Collectif des sans-papiers s'est invité lundi 31 Mai 2010 à l'Organisation Internationale de la Francophonie, alors que le Président de la République, Sarkozy, accueillait à Nice le 25ème sommet Afrique-France.
Par leur présence, les sans-papiers voulaient rappeler aux chefs d'Etat africains les politiques d'immigration menées par la France et l'Europe, et signifier qu'il était primordial que le sort de milliers de sans-papiers soit abordé ; milliers de sans-papiers qui travaillent dans de multiples secteurs d'activité, dans la pire des exploitation ; milliers de sans-papiers qui survivent dans un climat de terreur et de peur constant, sous la menace de rafles, des centres de rétentions et des expulsions.
Après deux jours de présence dans les lieux, d'âpres et vaines négociations pour faire aboutir des revendications, et que 9 personnes aient décidé d'entamer une grève de la faim pour débloquer la situation, l'Organisation Internationale de la Francophonie a donné l'ordre d'évacuer et de faire arrêter les personnes sans-papiers.
Suite à cette évacuation, 50 personnes ont été arrêtées et conduites dans les commissariats du 7ème et du 11ème arrondissement de Paris. A l' l'heure actuelle, 27 personnes se trouvent placées en garde-à-vue.
Force est de noter un fait extrêmement préoccupant et qui signe la montée en puissance de la répression et de la criminalisation des mouvements sociaux : c'est en effet la première fois que des personnes sans-papiers sont placées en garde-à-vue, alors qu'elles usent des moyens les plus appropriées et des plus pacifiques pour faire valoir leurs droits.
Nous dénonçons avec la plus grande fermeté les réactions honteuses de l'Organisation Internationale de la Francophonie et sa complicité avec l'Etat.
Nous appelons toutes les forces vives du militantisme à réagir, et à venir nous soutenir :
En venant nous rejoindre au rassemblement qui a actuellement lieu devant le commissariat du 11ème ; En téléphonant aux commissariats du 7ème (0144186907) et du 11ème (01 53 36 25 00) arrondissement de Paris ; En téléphonant et en faxant à l'Organisation Internationale de la Francophonie (Tél : 01 44 11 12 50 Fax : 01 44 11 12 87).
+ d'infos sur le site du 9ème collectif de sans-papiers
Antirétroviraux : ruptures d'approvisionnement en pharmacie Lundi 31 Mai 2010 :: Act Up-Paris :: RSS
Le TRT-5, collectif d'associations de lutte contre le VIH/sida [1], s'inquiète de l'augmentation du nombre de témoignages de personnes vivant avec le VIH ne pouvant se procurer leur traitement antirétroviral pour cause de ruptures d'approvisionnement dans les pharmacies. Afin d'identifier les causes de telles situations, il lance un dispositif de recueil des données.
Le TRT-5 et ses associations membres sont régulièrement alertés par des personnes vivant avec le VIH confrontées à l'impossibilité de se procurer leur traitement antirétroviral dans certaines pharmacies pour cause de ruptures d'approvisionnement de ces pharmacies. Ces incidents peuvent occasionner un arrêt ponctuel du traitement anti-VIH avec des conséquences graves sur son efficacité.
Le signalement de ces incidents est en augmentation ces deux dernières années. C'est pourquoi le TRT-5 a mené une enquête préliminaire, via un questionnaire mis en ligne sur son site web et diffusé par ses associations membres, pour recenser les cas de rupture.
Depuis la mise en place de ce dispositif, le TRT-5 a déjà recueilli plusieurs informations :
Les ruptures d'antirétroviraux rapportées concernent principalement Truvada® et Kaletra®, ainsi que Norvir®, Reyataz®, Combivir® et Prézista®.
Ces incidents ont lieu le plus souvent durant l'été. Ils se produisent dans des pharmacies de ville mais également dans des pharmacies hospitalières, à Paris, comme en régions, et ont pu occasionner des interruptions de traitement allant jusqu'à 2 jours.
Parmi les laboratoires pharmaceutiques concernés, Abbott a réagi assez rapidement en mettant en place un numéro vert. Gilead assure ne pas avoir les moyens de monter un dispositif d'urgence et oriente les demandeurs vers les pharmacies hospitalières.
L'origine des ruptures d'approvisionnement des antirétroviraux rapportées jusqu'à maintenant, paraît essentiellement liée à un problème concernant les grossistes. Des quotas sont fixés par les laboratoires pour chaque grossiste ; une fois dépassés, ils ne seraient plus en mesure de livrer leurs clients pharmaciens. D'autres raisons, purement économiques, ont également été évoquées, comme l'absence de stock dans les pharmacies en raison du coût très élevé des traitements.
Le TRT-5 élargit aujourd'hui son dispositif, pour récolter le maximum de témoignages et d'informations. L'analyse des réponses reçues nous permettra d'interpeller les services et institutions concernés afin de mettre en place des interventions ciblées pour faire cesser de telles difficultés dangereuses pour la santé.
Un formulaire, en version papier ou électronique, est mis à disposition dans nos associations et sur le site du TRT-5
Agissons ensemble pour ne plus être confrontés à de nouvelles ruptures d'approvisionnement.
[1] Le TRT-5, groupe d'action sur les Traitements et la Recherche Thérapeutique, réunit des membres des associations Actif Santé, Actions Traitements, Act Up-Paris, Act Up Sud Ouest, AIDES, Arcat, Dessine-Moi Un Mouton, Sida Info Service, Sol En Si, Nova Dona.
Plus d'informations :
« Ruptures d'antirétroviraux en France : l'enquête est ouverte »
Prison - sida, crime d'Etat Mercredi 26 Mai 2010 :: Act Up-Paris :: RSS
Aujourd'hui, des militantEs d'Act Up-Paris ont manifesté devant le ministère de la Justice pour exiger la libération immédiate des personnes séropositives incarcérées
Les ministres de la Santé et de la Justice ont annoncé le 19 avril 2010, à la maison d'arrêt de Bois d'Arcy, un « plan d'action stratégique sur la prise en charge sanitaire des détenus ». Face à cet énième effet d'annonce, Act Up-Paris dénonce la catastrophe sanitaire qui se déroule actuellement dans nos prisons et la peine de mort lente que subissent des centaines de personnes incarcérées infectées par le VIH et les hépatites. Nous exigeons la libération immédiate des séropositifVEs incarcéréEs.
Ni UHSA, ni plan sanitaire : libération des séropositifVEs !
Nous accusons les pouvoirs publics de ne pas mettre en œuvre toutes les mesures permettant la libération des séropos incarcéréEs, comme le prévoit la suspension de peine pour raison médicale instituée par la loi du 4 mars 2002 et les autres aménagements de peine et alternatives à la détention provisoire.
L'État préfère ouvrir des Unités Hospitalières Spécialement Aménagées (UHSA) qui confondent lamentablement médecine et répression. On nous annonce un « plan sanitaire » qui ne vise qu'à légitimer des mesures de prévention du risque suicidaire totalement inefficaces et fait fi des dispositifs déjà existants permettant la libération des malades.
Les dispositifs d'aménagement de peine, qui devraient être utilisés pour des raisons médicales, restent trop souvent exceptionnels : les malades doivent sortir de prison !
Non, le sida n'est pas compatible avec la détention
La situation est dramatique pour les personnes séropositives incarcérées.
Pourtant la loi du silence règne. Pire, on nous fait croire que les conditions de prise en charge médicale s'améliorent.
Le principe d'équivalence de prise en charge sanitaire entre la prison et le milieu libre est bafoué : être séropositifVE incarcéréE, c'est supporter tous les effets de la maladie dans la discrimination et la violence du milieu carcéral, c'est subir le non respect du secret médical. Les difficultés d'accès à des soins appropriés et l'absence de soutien psychologique et social aggravent l'état de santé des malades. Le manque d'hygiène, l'insalubrité, la promiscuité, multiplient inévitablement les risques de maladies opportunistes et de co-infection. L'absence d'information et de prévention est la cause de taux de prévalence et de contamination bien supérieurs au reste de la population [1].
Colère = Action
En s'enchaînant au ministère de la Justice, Act Up-Paris brise le silence qui pèse depuis trop longtemps sur la mort de milliers de malades du sida depuis les années 80 jusqu'à aujourd'hui, dans les prisons françaises.
Nous avons envoyé une lettre ouverte à Roselyne Bachelot-Narquin et Michèle Alliot-Marie, publiée dans L'Humanité le 29 avril 20103. À ce jour, toujours aucune réponse. Les séropos peuvent crever en silence !
Act Up-Paris exige de Roselyne Bachelot-Narquin et Michèle Alliot-Marie que la suspension de peine pour raison médicale et les autres aménagements de peine soient systématiquement appliqués : libérez les malades !
[1] Enquête DREES 2003 basée sur données déclaratives prévalence VIH de 1,1% et VHC de 3,1%
Soirée de Lancement des 3 guides et du site React Up Vendredi 21 Mai 2010 :: Act Up-Paris :: RSS
Venez fêter avec les militantEs d'Act Up-Paris la parution des 3 guides de la collection "information = pouvoir" ainsi que la mise en ligne du site de prévention "Réact Up".
Mercredi 26 mai à partir de 19h
au programme :
Apéro, buffet, chansons,musique et surprises...
on compte sur vous pour venir trinquer avec nous !!
Depuis sa création, Act Up-Paris revendique l'accès à l'information. Être informéE n'est pas un devoir, mais la possibilité d'agir sur le cours des choses. Pour permettre à chacunE de lutter efficacement contre le sida et de puiser aux meilleures sources l'information dont il/elle a besoin, nous éditons une collection intitulée information = pouvoir :
1) sida, un glossaire a pour but de mieux comprendre les termes médicaux, d'interpréter son bilan sanguin, de participer plus activement au dialogue avec son médecin. 5e édition - Décembre 2009.
2) sida, des bases pour comprendre explique toutes les bases de la science aux personnes qui veulent comprendre la recherche scientifique de la lutte contre le sida. 1ère édition - Avril 2010.
3) sida, le guide des droits sociaux présente une information claire et précise de tous les droits auxquels peuvent prétendre les personnes séropositives. 3e édition - Avril 2010.
Ces guides sont disponibles gratuitement pour les personnes séropositives. Les autres pourront acheter des bases pour comprendre et le guide des droits sociaux en librairie, aux éditions La Découverte.
Act Up-Paris, 45 rue Sedaine, 75011 Paris
fond de cour droite, deuxième étage.
Code rue : 42A8 - Code porte : 87002
M° Bastille, Bréguet-Sabin ou Voltaire
Eradication du VIH de l'organisme Mercredi 19 Mai 2010 :: Act Up-Paris :: RSS
Grâce à la découverte de combinaisons efficaces de traitements antirétroviraux qui freinent la réplication du VIH pour le rendre quasiment indétectable, survivre à long terme à l'infection est aujourd'hui possible. Cependant, l'arrêt d'une trithérapie efficace se solde par une reprise de la virémie. De plus, même sous trithérapie, il est toujours possible de détecter le virus dans l'organisme avec des méthodes ultra sensibles. On sait aujourd'hui que le VIH reste en effet présent dans des sanctuaires, ou réservoirs, où il se tapit sous une forme latente, prêt à être réactivé, voire où il peut continuer à se répliquer, sans doute parce que les antirétroviraux n'y arrivent pas en quantité suffisante.
Purger l'organisme du VIH comporterait des bénéfices à la fois individuels et collectifs :
les traitements, mais aussi le VIH, entraînent des effets délétères à long terme sur l'organisme ;
des résistances aux traitements peuvent s'installer, rendant nécessaire le développement de nouveaux médicaments dont il n'est pas garanti que la mise à disposition puisse continuer éternellement ;
le coût des nouveaux traitements est de plus en plus élevé et les systèmes de santé ne garantiront sans doute plus leur remboursement dans l'avenir.
D'où les questions suivantes :
Est-il réaliste d'envisager de purger complètement l'organisme du VIH ? Si oui, à quelle échéance et à quel prix ? A défaut de guérison de l'infection, une rémission sans traitement antirétroviraux est-elle envisageable ? Qu'est-ce qui a déjà été tenté ou est en train d'être évalué ? Quelles sont les pistes futures poursuivies ? Enfin, quels sont les risques encourus ?
Au cours de la soirée, il sera tout d'abord nécessaire de faire l'état des lieux des connaissances sur l'origine du virus résiduel dans l'organisme et sur les réservoirs du VIH. Nous accueillerons comme première intervenante Christine Rouzioux pour la première partie sur les réservoirs. Puis Alain Lafeuillade détaillera les pistes de traitement d'éradication envisagées.
Avec :
Pr Christine Rouzioux, hôpital Necker de Paris
Pr Alain Lafeuillade, hôpital Font Pré de Toulon
Attention :
exceptionnellement, cette réunion à lieu à la Mairie du 4ème arrondissement de Paris
mercredi 16 juin 2010 de 19h à 22h
Mairie de Paris IV°
salle des fêtes, escalier A, 1er étage
2, place Baudoyer - Paris 4ème
M° Hôtel de Ville
Entrée libre
Hépatite C : épidémie hors de contrôle Mercredi 19 Mai 2010 :: Act Up-Paris :: RSS
Ce matin de la journée mondiale Hépatites, une vingtaine de militantEs d'Act Up-Paris ont déposé 260 foies sur le perron du Ministère de la Santé pour symboliser les 2 600 morts par an dus à l'hépatite C en France. Act Up-Paris dénonce les effets d'annonce de Roselyne Bachelot-Narquin qui masquent le manque de volonté politique du gouvernement de venir à bout de cette épidémie.
4 400 contaminations par an dont 70% sont des usagerEs de drogues, 2 600 morts par an, plus de 22 0000 porteurs chroniques, dont la moitié ne connaissent pas leur contamination. Ce ne sont pas les chiffres du sida des années 80, mais ceux de l'hépatite C en 2010.
Or, à tous les stades de la prise en charge de la maladie, prévention, dépistage, traitement, l'engagement du gouvernement est insuffisant :
Au niveau de la prévention pour les usagerEs de drogues, la réduction des risques est la portion congrue face à une répression omniprésente, qui empêche souvent les équipes en place de travailler. Alors qu'il faudrait étendre la réduction des risques à tout le territoire et développer de nouveaux dispositifs (salles de consommation de drogue à moindre risque, programmes d'échange de seringue en prison...), le gouvernement préfère une guerre aux effets dévastateurs contre les usagerEs de drogues.
Plus on attend pour dépister et traiter la maladie, plus les dommages du virus sont irréparables, plus les personnes peuvent en contaminer d'autres sans le savoir. Or 30% des centres de dépistage (CDAG) ne dépistent pas l'hépatite C, et les centres (CAAURD, CSAPA) qui travaillent avec les usagerEs de drogues n'ont pas les moyens de mettre en place un dépistage dans leur locaux, avec des usagerEs qui n'iraient de toute façon pas fréquenter un CDAG.
Le traitement de cette maladie, aux forts effets secondaires, ne peut être mis en place que s'il y a un logement. Or l'hépatite C qui est pourtant une maladie de la précarité (les personnes relevant des minimas sociaux ont une prévalence 3 fois supérieure à la population générale) ne donne pas droit à un appartement thérapeutique. Les personnes précaires sont donc exclues de fait des soins.
Les personnes qui auraient le plus besoin des nouvelles molécules, celles qui sont en danger de mort, telles les personnes cirrhosées, ou co-infectées VIH (35% des personnes vivant avec le VIH ont aussi le VHC et seulement 25% d'entre elles répondent aux traitements actuels), sont exclues des essais thérapeutiques qui pourraient sauver leur vie.
Act Up-Paris exige :
que le ministère de la santé mette le même zèle et la même somme d'argent dans la lutte contre l'hépatite C que dans la lutte contre la grippe A (près de deux milliards d'euros),
que le gouvernement arrête la guerre contre les usagerEs de drogues, développe la réduction des risques sur tout le territoire et mette en place de nouveaux dispositifs,
qu'il donne les moyens aux CDAG et aux centres travaillant avec les usagerEs de drogues de pouvoir dépister l'hépatite C,
que les malades aient accès à un appartement thérapeutique pour se soigner,
que les personnes cirrhosées ou co-infectées VIH puissent intégrer les essais de nouvelles molécules dès la phase 2.
Un dossier de presse est accessible.
Pour un réel plan d'urgence plutôt que des effets d'annonce Mercredi 19 Mai 2010 :: Act Up-Paris :: RSS
L'hépatite C est une affection d'origine virale, causée par un virus que l'on a appelé « non A, non B » jusqu'à la découverte en 1989 du virus responsable, le VHC.
L'hépatite C nécessite un plan d'urgence sanitaire. La coinfection avec le VIH encore plus. Ce plan d'urgence devrait aller d'une extension et une diversification des outils de réduction des risques auprès des usagErEs de drogues, à des moyens affectés à la recherche pour élargir la palette de traitements en passant par un accroissement des efforts pour inciter au dépistage.
Mais rien n'est fait, ou si peu. Le plan de Roselyne Bachelot-Narquin n'est essentiellement qu'un effet d'annonce, bien en deçà de l'urgence sanitaire et des moyens qu'il faudrait mettre pour éviter une nouvelle hécatombe. En effet, beaucoup de personnes co-infectées par le VIH et le VHC sont dans la même situation que les malades du sida au début des années 80. Face à l'absence de volonté politique, Act Up-Paris a décidé de faire de la question de la coinfection la priorité des mois à venir.
Selon le professeur Mark Nelson [1], le taux de survie d'une personne co-infectée VIH-VHC est de 54 % à un an, 40 % à deux ans, 25 % à 5 ans. Est-ce parce que beaucoup d'entre nous sommes des usagErEs de drogue que l'industrie pharmaceutique et les pouvoirs publics nous laissent crever sans rien faire en matière de prévention, de dépistage ou de traitements ? Nous exigeons un plan d'urgence, nous ne voulons pas attendre que l'hécatombe qui nous menace produise le scandale politique qui changera la donne. Il en va maintenant de la responsabilité de chacunE.
Les chiffres
Dans le monde, 180 millions de personnes (soit 3 % de la population mondiale) vivent avec une hépatite C chronique et 3 à 4 millions sont nouvellement infectées chaque année.
En France, 232 000 personnes sont atteintes d'hépatite C chroniques. Il y a entre 2700 et 4400 contaminations par an [2], et 2600 décès par ans [3]. 43% des personnes ignorent qu'elles vivent avec le virus. 35% des personnes vivant avec le VIH sont aussi co-infectées par une hépatite.
L'hépatite C a un pronostic sévère en l'absence de traitement : pour 80 à 90 % des personnes, elle devient chronique (c'est à dire qu'elle s'installe définitivement dans le foie), et est susceptible d'évoluer à terme et de façon insidieuse vers une cirrhose et/ ou un cancer du foie.
Maladie de la précarité au centre des inégalités sociales
Cette maladie est aussi celle de la précarité :
chez les usagErEs de drogues la prévalence est de 71 à 84 fois supérieure que dans le reste de la population [4] ;
chez les personnes alcoolique la prévalence est 6 fois plus importante ;
chez les prisonniErEs, la prévalence est 6 fois plus importante ;
chez les personnes vivant de minima sociaux la prévalence est 3 fois supérieure.
Les enjeux de la réduction des risques et de l'auto-support chez les usagErEs de drogues
Rappel historique
En France, les premiers programmes de réduction des risques (échange de seringues, accueil bas seuil, substitution, etc.) ont été mis en place tardivement, alors qu'ils ont par la suite prouvé leur efficacité face au VIH. Dès qu'on a donné aux usagErEs de drogues les moyens de se protéger, ils et elles les ont utilisés, luttant contre l'épidémie et prouvant leur sens des responsabilités. La transmission du VIH par injection ne représente que 2 % des nouvelles contamination au virus du sida, et ce taux est stable depuis la fin des années 90. Malgré le succès incontestable de ces dispositifs, la réduction des risques est insuffisante en France. Un tiers des départements dispose d'une seule structure de RDR, 13 d'entre eux n'ont aucune structure recensée. Enfin, plus de 40 villes de 40 000-70000 habitants n'ont aucun dispositif de réduction des risques.
De nouveaux enjeux face au VHC
Des risques différents du virus du sida Si un quart des hépatites C actuelles est due aux transfusions de produits sanguins réalisées avant 1992, 70% des nouveaux cas annuels sont liés à l'usage de drogues, principalement par voie intraveineuse. On soupçonne aussi le partage de pailles et de pipes à crack d'être à l'origine de contaminations. Près de 60 % des usagErEs de drogues et 28% des usagers de moins de 30 ans sont infectéEs [5]. Le virus de l'hépatite C est dix fois plus contaminant, et beaucoup plus résistant que le VIH (une seringue utilisée par une personne infectée reste contaminante 3 semaines, contrairement au VIH qui ne résiste pas à l'air libre). Les statistiques montrent que la probabilité de transmission du VHC est de 150 à 800 fois supérieure à celle du VIH lors du partage d'une seringue contaminée. Les mesures mises en place pour endiguer l'épidémie de sida chez les usagers de drogues se montrent insuffisantes pour contrôler celle de l'hépatite C. Le message « une seringue = un shoot » qui a marché pour le VIH ne suffit plus. Pour se protéger efficacement du VHC, il faut non seulement une nouvelle seringue à chaque shoot, mais aussi renouveler tous le petit matériel (eau stérile, filtre, cuillère...) lui aussi potentiellement contaminant lors de la préparation et du partage.
Des salles de consommation Et encore faut-il se shooter dans des bonnes conditions, et sûrement pas dans la précarité de la rue, qui rajoute des situations d'urgence et de prise de risques. C'est pour cela qu'il faut apprendre aux usagers à s'injecter et mettre à dispositifion des usagErEs précaires des endroits pour le faire proprement. L'installation d'un modèle de salle de consommation lors de la journée mondiale Hépatites le 19 mai 2009, destinée à exposer un des outils de réduction des risques qui pourrait répondre à ces enjeux a fait bouger quelques politiques et médias, mais aujourd'hui, à la veille de la prochaine journée contre les hépatites, il n'y a toujours rien de concret.
Des campagnes d'information De plus, il y a une inconscience de la prise de risque par les usagers de drogues. Ainsi 35 % n'ont pas conscience des risques de transmission du VHC liés au partage du petit matériel. Sans compter les idées fausses qui circulent entre consommateurs sur les risques et les moyens de les éviter (par exemple chauffer le mélange détruit les virus et les bactéries, etc.). Il y a une information d'ampleur à faire passer aux usagers de drogues, qui pourrait se faire par des grandes campagnes de communication grand public.
Aucune réduction des risques en prison ! Enfin, la population carcéral a une prévalence 6 fois supérieure à la population générale. L'usage de drogue et l'injection est présent en prison. Ainsi, selon une étude dans la région PACA en 1999 [6], 43% des usagers de drogues injecteurs actifs avant incarcération continuent à s'injecter en prison, 21% de ceux s'injectant en prison partagent leur matériel, 7% se sont initiés au shoot en prison. L'échange de matériel d'injection n'étant pas disponible en prison, les seringues s'echangent entre détenus, et la contamination par l'hépatite C, voire par le VIH avec.
Act Up-Paris exige :
des campagnes d'information massive à destination des UD sur les dangers du VHC et ses modes de transmission ;
la mise en place de programme d'échange de matériel de consommation : paille, pipe à crack, etc. partout ou il y en a pas (13 départements)
la mise en place immédiate de programmes d'échanges de seringues et de RDR en prison ;
l'accélération de l'installation de salles de consommation de drogues à moindre risques.
Dépistage
Environ 1 personne sur deux ne sait pas qu'elle vit avec un virus de l'hépatite C chronique. Plus on attend pour traiter, plus les dégâts liés au virus de l'hépatite C ont des risques d'être irréversibles et plus les chances de guérison sont minces. À un stade avancé, la prise en charge fait appel à des soins particulièrement lourds : elle est aujourd'hui à l'origine de plus de la moitié des cancers du foie et constitue la seconde cause de transplantation hépatique après les cirrhoses alcooliques. Mais on s'attend à un triplement des cancers du foie en 2025, évolution qui pourrait être évitée s'il y avait eu dépistage et prise en charge précoces. Ignorer qu'on vit avec le virus conduit de plus à transmettre la maladie sans le savoir. Ainsi il existe une méconnaissance des usagErEs de drogues de leur statut sérologique pour le VHC. L'étude Coquelicot révèle que 27 % des usagErEs se déclarent séronégatifVEs au VHC à tort alors que pour le VIH, les résultats déclaratifs et biologiques sont quasiment concordants : 2 % des usagers se déclarent séronégatifs au VIH à tort. Des usagers contaminés continuent donc de transmettre le virus sans le savoir. D'ou l'importance de permettre un dépistage dans les centres qui accueillent ces usagers souvent précarisés, qui auront très peu de chances d'aller dans les CDAG.
Act Up-Paris exige :
que des moyens soient données au CDAG, et aux centres qui accueillent des usagers de drogues (CAARUD, CSAPA) pour pouvoir dépister les hépatites ;
que le gouvernement investisse dans des campagnes de dépistage ciblées et grand public.
Traitements
Il existe un traitement qui permet de guérir dans 50 à 80% des cas selon le génotype du virus. Le traitement dure de 24 à 48 semaines.
La précarité rend le traitement impossible
Les effets des traitements (fatigue, anxiété, épisodes dépressifs, trouble du sommeil de la concentration...) peuvent être très gênants, et peuvent avoir un effet désastreux sur la vie professionnelle, sociale et affective, et encore plus sur les populations citées plus haut, qui sont très fragiles. La dureté des traitements exige d'avoir un logement. Hors, les logements thérapeutiques ne sont pas accessibles aux malades de l'hépatite C. Ce qui exclut des traitements les populations les plus précaires sans chez soi, qui sont pourtant 3,5 fois plus touché par le VHC que la population générale.
Trop peu de recherche sur la coinfection VIH-VHC
Malgré l'existence de traitements, 2600 personnes meurent chaque année en France, faute d'un traitement efficace : les hépatites sont la première cause de mortalité chez les personnes vivant avec le VIH. Le VIH aggrave le pronostic de l'infection par le VHC, avec une progression deux fois plus rapide de la fibrose et un risque de fibrose décompensée 5 fois supérieur. Ces populations qui auraient le plus besoin des nouveaux traitements parce qu'il sont en danger de morts [7] et qu'il ne sont pas répondants au traitement actuel [8], sont actuellement exclus des essais thérapeutiques parce les laboratoires pharmaceutiques, pour avoir des meilleurs résultats que le voisin, ne prennent que des « bons » patients, qui permettent d'optimiser les résultats, et non les personnes qui posent le plus de problèmes et qui correspondent à une grande part de l'épidémie.
Act Up-Paris exige :
que les malades aient accès à un appartement thérapeutique pour se soigner
que les personnes cirrhosées ou co-infectées VIH puissent intégrer les essais de nouvelles molécules dès la phase 2.
[1] Mark Nelson est directeur du service VIH, directeur adjoint de recherche sur le VIH, au Chelsea and Westminster Hospital à Londres, Royaume-Uni. Il a été un des principaux auteurs des recommandations pour le traitement et la gestion du VIH et co-infection par l'hépatite C, et membre et co-auteur des recommandations pour le traitement et la gestion du VIH et la co-infection par l'hépatite B publiées en 2003. Nous avons traduit son intervention lors de la Conférence de Cologne
[2] INVS, prévalence de hépatites en France, 2004
[3] ANRS et al., 03 05 2006
[4] InVS, Surveillance nationale de l'hépatite C à partir des pôles de référence, Données epidéiologique 2001-2007
[5] InVS-ANRS Coquelicot, 2004
[6] Médicaments de Substitution Opiacée & Milieu Carcéral , Laurent Michel, Juillet 2009
[7] Lire la présentation de Mark Nelson, directeur du service VIH, directeur adjoint de recherche sur le VIH, au Chelsea and Westminster Hospital à Londres
[8] 25 à 40% seulement de succès selon « Co-infection : Des progrès indéniables, des obstacles nombreux » par Stanislas Pol, Hôpital Cochin
Sources : SOS hépatites : Hepatite : La maladie silencieuse – Dossier de presse
LeMonde.fr : "La prévention de l'hépatite C a 20 ans de retard sur le sida", le 19 mai 2009
Co-infection : Des progrès indéniables, des obstacles nombreux, par Stanislas Pol, Hôpital Cochin , 25/03/2010 ()
Projections de l'incidence et de la mortalité par cancer en France en 2010, Inserm
Rotily (M) et al. Drogues et toxicomanies : indicateurs et tendances. L'usage de drogues en milieu carcéral. Édition 1999. OFDT p198-201
Médicaments de Substitution Opiacée & Milieu Carcéral, Laurent Michel, Juillet 2009
Le dispositif national de reduction des risques - Enquête inter-associative, 2006
M. Jauffret-Roustide et al. Estimation de la séroprévalence du VIH et du VHC et profils des usagers de drogues en France, étude InVS-ANRS Coquelicot, 2004, BEH 33/5 septembre 2006, p. 244-247
INVS, Prévalences de hépatites en France, 2004 Act Up-Paris, « Co-infection VIH-VHC – Des traitements, c'est urgent ! », Protocoles 59, janvier 2010
Soutenez les héros d'Act Up-Paris Lundi 17 Mai 2010 :: Act Up-Paris :: RSS
Le 6 juin prochain, une équipe Act Up-Paris participera à la Course des Héros, qui aura lieu sur l'Ile de Monsieur (Métro Pont de Sèvres, ligne 9). 8 coureurSEs se sont déjà mobiliséEs : soutenez-les !
La Course des Héros, c'est un défi sportif, il faut courir 6km, mais c'est avant tout une opération pour collecter des fonds : avant la course, il faut s'inscrire sur le site coursedesheros.com, choisir Act Up-Paris et mobiliser 300€ de dons auprès de ses amis via le web, les mails et les réseaux sociaux.
C'est une façon inédite pour Act Up de collecter des fonds pour financer nos actions.
Si vous aussi vous voulez courir et collecter des fonds pour Act Up-Paris, vous avez jusqu'au 16 mai pour vous inscrire et rejoindre l'équipe !
Si vous ne pouvez pas courir, vous avez la possibilité de soutenir unE coureurSE de l'équipe en vous rendant sur son profil (liens ci-dessous) et « sponsoriser », même modestement, sa course. Parlez-en auteur de vous, informez votre entourage et encouragez-les à nous soutenir dans ce défi.
jeromepouractup
jeromemartin
paulinelondeix
bernarddl1
laurapetersell
florencecossart
clairevannier
stephanevambre
10€ par km fait 60€, et c'est déductible des impôts. 30 personnes qui donnent 10€ chacunEs, ça fait déjà 300€ et c'est toujours déductible des impôts.
Les fonds collectés par notre équipe serviront à financer nos projets (nouveaux projets de guides, missions à l'international, participations aux conférences, actions publiques et manifestations....).
Rejoignez rapidement notre équipe et/ou mobilisez votre réseau pour soutenir Act Up-Paris.
Merci de votre soutien
La commission prison d'Act Up Paris à Toulouse ! Mardi 11 Mai 2010 :: Act Up-Paris :: RSS
jeudi 27 et vendredi 28 mai - LA COMMISSION « PRISON » D'ACT UP-PARIS À TOULOUSE !
Jeudi 27 mai :
• Emission de radio « Bruits de Tôles » sur Canal Sud, 92.2 FM:19h-20h
On peut écouter l'émission en direct sur : canalsud.net ou écouter les quelques sons disponibles
Vendredi 28 mai :
• Formation « vih en prison » : 10h-17h (pause déjeuner de 12h à 14h)
Act Up Sud-ouest accueille Laurent JACQUA et Laura PETERSELL de la commission prison d'Act Up-Paris pour une réunion de formation et d'information sur le vih en prison que nous estimons nécessaire pour éclairer un sujet trop longtemps passé sous silence. Venez nombreux-euses !
Si vous souhaitez venir, merci d'envoyer un mail à actuptoulouse@wanadoo.fr
Dans les locaux d'Act Up Sud-ouest
10 bis rue du Colonel Driant
Toulouse
(métro ligne B, station St Michel-Marcel Langer)
• Soirée-débat au Kiosk : 20h30
Le Kiosk est une librairie associative qui sert aussi de ciné-club ou lieu de rencontre et d'échanges.
Vendredi 28 mai 20h30 : Soirée rencontre avec Laurent JACQUA, auteur des livres « La guillotine carcérale » (éditions Nautilus, 2003) et « J'ai mis le feu à la prison » (éditions Gawsewitch, juin 2010).
En 1984, Laurent Jacqua est condamné à 10 ans de prison suite à une bagarre avec des skinheads. À 18 ans, il entame un parcours carcéral dont il ne sortira qu'en 2009, si l'on excepte trois évasions. C'est en prison qu'il se découvre séropositif et sa peine se voit doublée du combat contre la maladie. Témoin et acteur des diverses luttes menées au sein des bastilles modernes, il écrit, ces dernières années, un blog hébergé par Le Nouvel Observateur. Il est, depuis sa sortie, membre de la commission prison d'Act-Up Paris.
Le KIOSK
3, rue escoussiere Arnaud-Bernard
TOULOUSE
sida, des bases pour comprendre Mardi 11 Mai 2010 :: Act Up-Paris :: RSS
sida, des bases pour comprendre, est un guide publié par Act Up-Paris qui a pour objectif d'expliquer avec lisibilité et de nombreuses illustrations la complexité de la maladie aux personnes séropositives et à leur entourage.
Ce guide va progressivement être mis en ligne sur notre site. Vous pouvez des à présent le télécharger au format PDF
Apaire coupable Jeudi 6 Mai 2010 :: Act Up-Paris :: RSS
Ce matin Act Up-Paris a interpellé le président de la MILDT (Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et toxicomanie) Etienne Apaire lors des Assises de la Parentalité et de la prévention. Par cette lettre ouverte, nous dénonçons sa politique des drogues ultra-répressive et inefficace et nous réclamons que le gouvernement profite de sa démission pour mener enfin une vraie politique de prévention et de santé publique.
Monsieur Apaire,
Vous avez « oublié » d'inviter les consommateurRICEs de drogues, les premierEs concernéEs et dont beaucoup sont parents. Nous vous interpellons car 20 ans de Réduction des risques liés à l'usage de drogues nous ont appris que la parole des consommateurRICEs est la base d'une politique des drogues juste et efficace.
Vous accusez aujourd'hui les parents de manquer d'autorité et voulez les transformer en policiers dans leur propre maison, brisant la parole dans la famille. L'échec de votre politique de « prévention » par la loi et par l'autorité se cache derrière des coups médiatiques aussi ridicules qu'inefficaces : campagnes de communication stigmatisantes, stages cannabis ...
Vous êtes un fanatique de la guerre à la drogue, de la guerre aux droguéEs. Votre politique répressive a fait plus de mortEs qu'elle n'a sauvé de vies. Contrairement à ce que vous dites, les politiques de tolérance des Pays Bas, de l'Espagne, la Suisse, la Tchéquie, le Portugal n'ont pas accru le nombre d'usagerEs. Sinon comment expliquer que le taux de consommateurRICEs de cannabis aux Pays Bas, où il y a des coffeeshops, soit le plus petit d'Europe ?
Votre passion pour la loi et l'autorité vous aveugle et vous interdit toute innovation. La MILDT est censée soutenir des programmes précurseurs. Que fait-elle pour soutenir les salles de consommation de drogues à moindre risque ? les programmes d'échange de seringues en prison ? les programmes d'héroïne médicalisée qui ont fait leur preuve dans d'autres pays d'Europe ?
A l'heure où l'hépatite C fait des milliers de mortEs parmi les consommateurRICEs de drogues, séropositifVEs ou non, cette politique est criminelle. Nous n'attendrons pas que l'Histoire vous juge pour dénoncer un nouveau scandale sanitaire. Nous ne tolérons plus que des délires sécuritaires, des interprétations partiales et idéologiques des lois en vigueur, prennent le pas sur les impératifs de santé publique et les droits humains.
Act Up-Paris exige :
qu'Etienne Apaire démissionne,
que son successeur s'empare du défi de l'hépatite C,
que la MILDT réalise des campagnes de prévention efficaces, non des rappels à la loi,
que cesse la guerre aux droguéEs en dépénalisant l'usage de toutes les drogues.
Séropo en prison, morts et contaminations Jeudi 29 Avril 2010 :: Act Up-Paris :: RSS
Cette lettre ouverte a été publiée en tribune dans le journal l'Humanité en date du jeudi 29 avril 2010.
Mesdames les ministres, lundi 19 avril, vous avez annoncé à la maison d'arrêt de Bois d'Arcy, dans la plus grande opacité et sans concertation, votre « plan d'action stratégique sur la prise en charge sanitaire des détenus ». Nous, association de lutte contre le sida, exigeons que vous nous receviez en urgence : le principe d'équivalence de prise en charge sanitaire entre la prison et le milieu libre qui a été consacré en 1994 et réaffirmé en 2009, est bafoué ; la situation est dramatique pour les personnes séropositives incarcérées.
Etre séropositif incarcéré, c'est supporter tous les effets de la maladie dans la discrimination et la violence du milieu carcéral : nausées, vertiges, vomissements, diarrhées, douleurs permanentes, fatigue chronique, dépression, effets secondaires des trithérapies particulièrement invalidants… Etre séropositif incarcéré, c'est subir le non respect du secret médical. La surpopulation carcérale empêche toute intimité dans la cellule, lors de la distribution des médicaments. Les règles de sécurité rendent impossible toute discrétion dans les locaux médicaux et lors des extractions à l'hôpital.
Les difficultés d'accès à des soins appropriés et l'absence de soutien psychologique et social aggravent l'état de santé des malades. Le manque d'hygiène, l'insalubrité, la promiscuité, multiplient inévitablement les risques de maladies opportunistes et de co-infection.
La séropositivité réclame une nutrition particulièrement saine. Or, les personnes incarcérées souffrent d'importantes carences alimentaires dues à une nourriture appauvrie et insuffisante qu'il leur est impossible de compenser, faute de travail et de revenus en prison. Pire encore, la sanction de placement au quartier disciplinaire aggrave la maladie.
L'absence d'information et de prévention est la cause de taux de prévalence et de contamination bien supérieurs au reste de la population [1]. Les personnes incarcérées ne déclarent pas leur séropositivité ou ne se font pas dépister pour ne pas subir la stigmatisation et les discriminations. D'ailleurs, il n'existe pas de données récentes et fiables à ce sujet.
Vous nous annoncez un plan stratégique parlant de « décloisonnement entre sanitaire et pénitentiaire » et d'« usage de nouvelles technologies ». Ces déclarations associées aux dernières réformes relèvent d'un amalgame inacceptable entre médecine et justice, entre santé et répression. Nous refusons que cette collaboration entre ministères soit menée de manière aussi précipitée, sans concertation avec les malades incarcérés et les associations qui les représentent.
Par cette lettre, nous dénonçons publiquement la peine de mort lente que subissent, dans l'indifférence, des centaines de personnes incarcérées infectées par le vih et les hépatites. Nous demandons à vous rencontrer, mesdames Bachelot-Narquin et Alliot-Marie, dans les plus brefs délais afin que votre « plan d'action stratégique » reconnaisse aux séropositifs l'accès aux alternatives à l'incarcération et leur mise en œuvre immédiate.
[1] Enquête DREES de 2003 basée sur données déclaratives font apparaître un taux de prévalence VIH de 1,1% et VHC de 3,1%
Badge. I love DRUG users Mercredi 28 Avril 2010 :: Act Up-Paris :: RSS
Diamètre : 5,6 cm.
Today, India Sacrifices its Generics Industry Mercredi 28 Avril 2010 :: Act Up-Paris :: RSS
This morning, Act Up-Paris' militants manifested in front of the Indian Embassy in Paris to protest the free trade agreement between India and the European Union. After unrolling a banner that said “FTA : death under patent” and chanting slogans such as “India, make war on AIDS, not on generics” a letter was submitted to the embassy. At the same time in Brussels, India was getting ready to give in to the wishes of the European Commission and the interests of its pharmaceutical industry.
Once the agreement is signed, the production of low-cost generic medications will be strongly hindered. Meanwhile, since the 2000s, India has become the “pharmacy of the developing countries.” In these poor countries, 92 percent of sick people who are undergoing treatment receive their medications from the Indian generics industry (Cipla, Rambaxi, Hetero etc.).
Throughout the negotiations between India and the European Union, the European Commission pleaded in favor of an increase in intellectual property standards (an extension of the duration of patents, data exclusivity) and in the means of implementation (the suppression of the presumption of innocence at customs, an increase in the number of seizures at borders, etc.).
The effects of India's entrance into the World Trade Organization in 2005 have already been able to be measured ; the production of generic versions of new molecules has been made more difficult.
Since 2000, the opening up of competition and the production of generics in India have made possible a major decrease in the price of top antiretroviral drugs. In spite of this considerable decrease, only a portion of HIV-positive individuals in the world have access to treatments today (among those who have been declared to have an urgent need). While it would be necessary to intensify the production of low-cost medications, India is, on the contrary, moving in reverse.
Act Up-Paris calls out to the political leaders of India. Pratibha Patil (President of the Indian National Congress), Manhoman Singh (Prime Minister), and Anand Sharma (Union Cabinet Minister for Commerce and Industry) must choose to take the side of the sick and abandon this agreement today.
Act Up-Paris requires :
India to choose to defend its sick ; and
The European Commission to immediately renounce these negotiations, and to stop claiming its contribution to the Global Fund to Fight AIDS, Tuberculosis and Malaria to justify these unacceptable agreements that endanger the lives of millions.
L'Inde sacrifie son industrie des génériques Mercredi 28 Avril 2010 :: Act Up-Paris :: RSS
Ce matin, des militantEs d'Act Up-Paris ont manifesté devant l'ambassade de l'Inde à Paris pour protester contre les accords de libre échange entre l'Inde et l'Union Européenne. Après avoir déroulé une banderole "FTA : death under patent" (accords de libre échange : mort sous brevet) et scandé des slogans ("Inde, faites la guerre au sida, pas aux génériques", ...), une lettre a été remise à l'ambassade. En ce moment même, à Bruxelles, l'Inde s'apprête en effet à céder aux desiderata de la commission européenne et des intérêts de son industrie pharmaceutique.
Une fois ces accords signés, la production de médicaments génériques à bas prix sera fortement entravée, alors que depuis les années 2000, l'Inde est devenue "la pharmacie des pays en développement". Dans les pays pauvres, 92% des malades du sida bénéficiant d'un traitement, le reçoivent de l'industrie générique indienne (Cipla, Rambaxi, Hetero etc.).
Dans les accords de libre échange négociés entre l'Inde et l'Union Européenne, la commission a plaidé, tout au long des négociations, en faveur d'une augmentation des standards de propriété intellectuelle (extension de la durée des brevets, data exclusivity) et des moyens de mises en oeuvre (suppression de la présomption d'innocence aux douanes, augmentation du nombre de saisies aux frontières, etc.).
On avait déjà pu mesurer les effets de l'entrée de l'Inde dans l'OMC en 2005 ; la production de versions génériques des nouvelles molécules a été rendue plus difficile.
Depuis 2000, c'est l'ouverture à la concurrence et la production de génériques en Inde qui avaient permis de faire chuter en flèche le prix des premières lignes d'antirétroviraux. En dépit de cette baisse considérable, aujourd'hui, seul un tiers des personnes séropositives à travers le monde ont accès à un traitement (parmi celles déclarées en ayant un besoin urgent). Alors qu'il faudrait au contraire intensifier la production de médicaments à bas prix, l'Inde fait marche arrière.
Act Up-Paris interpelle les leaders politiques indiens : Pratibha Patil (président de la république), Manhoman Singh (premier ministre) et Anand Sharma (ministre du commerce extérieur) doivent aujourd'hui choisir le camp des malades et renoncer immédiatement à ces accords.
Act Up-Paris exige :
de l'Inde, qu'elle choisisse de défendre les malades ;
de la commission européenne qu'elle renonce immédiatement à ces négociations, et qu'elle cesse de se targuer de sa contribution au Fonds Mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme pour justifier des accords inacceptables qui mettent en danger la vie de millions de personnes.
Visite « Made in China », sauvez Hu Jia et la lutte contre le sida ! Mardi 27 Avril 2010 :: Act Up-Paris :: RSS
Carla Bruni, Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner se rendent en Chine à la fin de la semaine pour « une visite d'Etat ». Act Up-Paris réclame un positionnement ferme de la France en faveur de la libération de Hu Jia, activiste de la lutte contre le sida, incarcéré pour des raisons politiques. Ses demandes de libération pour raisons médicales sont refusées alors qu'il est gravement malade, que son pronostic vital est engagé.
Le 3 avril 2008, Hu Jia a été condamné à 3 ans et demi de prison pour incitation à la subversion du pouvoir de l'État. Il souffre d'une hépatite B qui a évolué en cirrhose du foie en 2006. Depuis qu'il est incarcéré, son état de santé s'est constamment détérioré.
"menotté et entravé Hu Jia se déplaçait difficilement dans le couloir de l'hôpital,. Il a été placé en isolement, les courriers qu'il adresse à sa famille sont lus par les gardiens, qui lui demandent de les réécrire s'ils ne leur conviennent pas (…)" [1]
Depuis 2006 [2], Act Up-Paris réclame sans relâche la libération immédiate de l'activiste de la lutte contre le sida Hu Jia. Nous sommes en 2010, la situation est doublement dramatique : d'une part, Hu Jia reste incarcéré pour ses engagements politiques, d'autre part son état de santé est gravement dégradé, son pronostic vital est engagé [3]. Malgré les demandes de libération pour raisons médicales de sa famille et de sa femme, pour l'instant, l'Etat chinois refuse de le libérer, appliquant de ce fait la peine de mort lente.
La détention de Hu Jia a été condamnée par les Nations Unies, la Grande Bretagne et les Etats-Unis. En 2008, sa nomination au prix Nobel de la Paix a été envisagée ; il a été nommé « citoyen d'honneur » de la ville de Paris et a reçu des eurodéputés le prix Sakharov pour la liberté de pensée.
Que de nobles titres qu'il serait grand temps de faire valoir auprès des autorités chinoises : Carla Bruni, vous êtes directement concernée par le sida, vous ne pouvez rester insensible à l'agonie de cet homme.
Nicolas Sarkozy, en tant que Président du pays des Droits de l'Homme, vous devez intervenir pour que cesse cette abomination. Bernard Kouchner, votre titre de ministre des affaires étrangères, mais surtout de médecin vous impose de mettre tout en œuvre pour que cet homme soit libéré.
Act Up-Paris exige la libération immédiate de Hu Jia.
[1] source : aujourdhuilachine.com
[2] voir communiqués du 22 mars 2006 et du 10 oct 2008
[3] cf. aujourdhuilachine.com
En signant ACTA, la France condamnerait l'accès aux médicaments génériques dans les pays en développement Jeudi 22 Avril 2010 :: Act Up-Paris :: RSS
Sous la pression du parlement européen et de la société civile, la commission européenne (CE) a rendu public hier, mercredi 21 avril 2010, les documents de travail des accords sur la contrefaçon (ACTA). On peut se féliciter que les négociateurs du traité fassent enfin preuve d'un minimum de transparence en communiquant enfin ces textes. Cependant, leur contenu confirme clairement que nos inquiétudes, quant aux conséquences de ce traité sur l'accès aux médicaments génériques dans les pays en développement, sont belles et bien fondées.
Depuis 2008, le traité ACTA est négocié dans la plus grande opacité par les pays industrialisés et quelques pays en développement [1]. Le 10 mars dernier, le parlement européen votait une résolution à une écrasante majorité appelant la commission européenne à faire preuve de transparence sur ACTA, envoyant ainsi un message clair quant à l'absence de démocratie autour de ce traité depuis le début des négociations.
Si les textes n'ont été rendus public qu'hier, des fuites de documents officiels attestaient déjà du fait que ce traité aurait, s'il est signé, des conséquences désastreuses sur l'accès aux traitements génériques dans les pays en développement.
En effet, sous couvert de lutter contre la contrefaçon, le traité propose aux futurs pays signataires de systématiser les saisies aux frontières de marchandises "violant le droit des brevets". Ainsi, une cargaison de médicaments génériques en provenance d'Inde et à destination d'un pays d'Afrique, en transit dans un pays européen où le médicament est breveté (contrairement aux pays exportateur et importateur) pourrait être retenu à la frontière et détruite. Des mesures sensées permettre de "prévenir" la contrefaçon viseraient même à ce que les pays signataires d'ACTA mettent en place un certain nombre de sanctions "dissuasives" en cas de transgression du droit des brevets (par exemple : destruction de stocks, renvois de stock aux génériqueurs à leurs frais, calcul du "manque à gagner" pour les détenteurs du brevet, et poursuites judiciaires). Par ces sanctions "dissuasives" et la disparition de la présomption d'innocence, la production de génériques se verrait fortement entravée.
De plus, le chapitre 5 du traité (Institutional arrangements) révèle que ACTA serait doté d'un comité de direction et de surveillance. Ce comité aurait notamment pour mission d'appuyer les instances internationales et de plaider pour le renforcement des standards de propriété intellectuelle. Cela pose une fois de plus la question de la position d'ACTA par rapport aux instances internationales déjà existantes comme l'OMC (Organisation mondiale du commerce), l'OMD (Organisation mondiale des douanes) et surtout de l'OMPI (Organisation mondiale de la propriété intellectuelle).
La lutte contre les médicaments de mauvaise qualité n'a rien à voir avec la propriété intellectuelle. La meilleure façon de lutter contre le problème de mauvaise qualité, c'est de permettre l'accès universel aux traitements (notamment en développant l'usage des génériques) et d'aider aux renforcements des moyens des autorités sanitaires dans les pays. L'utilisation par les détenteurs de droits de propriété intellectuelle de ce prétexte pour servir leur agenda politique est honteuse.
Act Up-Paris exige de la commission européenne et de la France : qu'elles renoncent immédiatement à ce nouveau traité criminel qui entravera encore plus l'accès aux médicaments à bas prix, à l'heure où les mécanismes multilatéraux de financements ne peuvent plus faire face aux besoins des pays en développement dans leur lutte pour juguler les trois pandémies les plus meurtrières, le sida, la tuberculose et le paludisme.
[1] La France et les autres pays membres de l'Union Européenne, la Commission Européenne, les Etats Unis, le Japon, la Corée du Sud, la Nouvelle-Zélande, l'Australie, Singapour, le Mexique et le Maroc.
Deux nouveaux guides d'Act Up-Paris Jeudi 22 Avril 2010 :: Act Up-Paris :: RSS
L'association a présenté à la presse les deux nouveaux guides de sa collection « Information = Pouvoir ».
Pierre Chappard et Stéphane Vambre, co-présidents d'Act Up-Paris ont insisté sur une des missions d'Act Up qui est d'informer et de former les malades afin de favoriser une meilleure autonomie de décision. Ils ont mis en avant le travail collectif réalisé par les militantEs sur la conception et la rédaction de ces deux guides : l'un plus didactique explique avec lisibilité et de nombreuses illustrations la complexité de la maladie, l'autre est un véritable outil juridique et pratique pour les malades et les travailleurSEs sociaux.
Ces deux ouvrages peuvent être :
téléchargés gratuitement sur notre site.
commandés à moindre coûts pour les personnes vivant avec le VIH auprès de l'association (Contact)
achetés en librairie grâce au partenariat entre l'association et les éditions La Découverte aux prix de, respectivement, 13 et 10 €.
Philippe Pignarre, éditeur chez La Découverte a annoncé que la collection rencontrait un véritable succès auprès des libraires et que des traductions allaient être réalisées afin de distribuer « sida, des bases pour comprendre » à l'international.
Pour Françoise Barré-Sinoussi (prix Nobel de médecine 2008), présente lors de cette conférence de presse, et auteure de la préface de « sida, des bases pour comprendre » : « Il n'y a pas d'outil équivalent dans le monde. Pour moi, l'information est la base même de la liberté et du droit à l'égalité des uns et des autres. Donner accès à la base de la culture, c'est lutter pour un monde meilleur et pour l'égalité des communautés. Sur le sujet du VIH/sida, on est tous ensemble, médecins, chercheurs, personnel soignant et associations de malades, et on reste ensemble. Je sais qu'Act Up ne baissera pas les bras et moi non plus quand il s'agit d'interpeller les politiques : en période de crise économique, il faut savoir faire des choix et la santé n'a pas de prix ».
Ces deux guides sont disponibles en librairie dès aujourd'hui.
[1-44] [45-88] [89-132] [133-176] [177-220] [221-264] [265-308] [309-317]
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